Disturbing the Peace (2020)

Résumé : Le shérif d’une petite ville, qui n’a pas porté d’arme depuis qu’il a quitté les Rangers du Texas après une fusillade tragique, doit reprendre son arme pour se battre avec un gang de motards hors la loi ayant envahi la ville pour en réussir un violent braquage.

Critique : 

Il était temps que 2020 nous apporte son premier navet. Cette année, c’est le pauvre Guy Pearce (Iron Man 3) qui a l’odieux honneur de démarrer le déluge de mauvais divertissements qui vont polluer notre environnement cinématographique. Il le fait avec Disturbing the Peace, un hommage raté aux westerns de John Wayne qui parvient à être trop long, malgré une durée de 90 minutes…

Jim Dillon est un policier vivant reclus dans un village après une tragédie ayant paralysé son ancien partenaire. Sur le point de se faire licencier par le futur maire de la communauté, Dillon apprend que son ancien ami vient au mourir, après dix années de souffrance. Alors qu’il digère la nouvelle, un groupe de motards isole la municipalité, prenant en otage les habitants encore sur place. Le but : cambrioler un camion rempli d’argent qui s’apprête à traverser le village…

Il a une différence entre un symbole et une action. Disturbing the Peace prend des symboles du western américain et tente de dicter les actions de nos personnages. Il faut avouer que cela nous offre une scène surréaliste ou Guy Pearce poursuit à cheval le grand méchant. Une scène qui s’est débuté par notre héros qui embrasse une jolie blonde devant des affiches de vieux westerns. Sauf que Disturbing the Peace n’est pas une comédie ou une parodie. Ce n’est pas Scary Movie ou Le Coeur a ses Raisons. Le film prend le tout au sérieux, trop au sérieux.

Disturbing the Peace devient alors très rapidement ennuyeux. L’histoire, pourtant assez simple, traîne en longueurs. Tout a un double sens ce qui alourdit le tout. Notre shérif doit combattre ses remords tout en défendant la population de son village qui se retrouve – évidemment – retenue en otage dans l’église. Leur seule source de salut sera une vieille radio de l’époque de Lucky Luke. Les motards sont des caricatures de la pire espèce. Le garçon du village, le pyromane, la pacifiste, le vieux « dégouttant », la poupée de luxe, le gros mexicain qui court partout avec ses deux pistolets.

Mesdames et messieurs, ils étaient nos criminels d’élite qui tentent de cambrioler une ambulance bêtement déguisée en fourgon lourd. Un cambriolage qui n’est pas, en plus, pas très intéressant. Avec la crème de la crème et leurs gilets trouvés, le divertissement est incapable de créer de la tension ou de l’excitation. Lorsque vient enfin le temps de révolter le magot, le scénario de Chuck Hustmyre (scénariste d’End of a Gun avec Seagal) est incapable de fait mieux que de permettre aux bandits d’ouvrir les portes du véhicule ambulancier. Disturbing the Peace ne comprend tout simplement pas qu’il est l’objet d’une blague à son insu.

Coincé au milieu de tout cela, Guy Pearce se contente de dire ses lignes sans grande conviction. Il fait aussi plusieurs marches de santé, alors que Pearce et Michael Sirow (Primal), qui interprète son adjoint, passent leur temps à marcher dans, et autour du village. Disturbing the Peace n’est effectivement pas le film explosif tant espéré… Le plus grand moment d’action, c’est Kelly Greyson qui nous l’offre. Elle se bat en petite tenue contre une criminelle (la mannequin Barbie Blank) en petite tenue dans une église…

Disturbing the Peace est le pire film de 2020 à ce jour. Une horrible façon de débuter une décennie avec un western sans chevaux ou fusillades…


Réalisation : York Alec Shackleton

Scénario : Chuck Hustmyre

Avec : Guy Pearce, Devon Sawa, Barbie Blank, Dwayne Cameron, Michael Bellisario, Jacob Grodnik, Kelly Greyson, John Lewis, Terence J. Rotolo, Michael Sirow

Disturbing the Peace (2020)
1

Résumé

Disturbing the Peace est définitivement l’un des films à éviter en 2020.

Sending
User Review
0 (0 votes)

Add a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *