Doctor Who – Saison 5 (2010)

Résumé : Les nouvelles aventures dans le temps et l’espace de l’aventurier extraterrestre connu sous le nom de Docteur et de leurs compagnons de la planète Terre.

Critique : 

Durant le temps des fêtes, j’ai acquis plusieurs saisons de la série Doctor Who. C’est donc une excellente opportunité pour parler d’une série mythique britannique. Celle-ci allie action, comédie, drame, humour et science-fiction, avec un point de vue typiquement anglais. Plongeons donc ensemble dans la cinquième saison de Doctor Who.

Une fissure est apparue dans la chambre d’Amelia Pond. À travers la fissure, Amelia entend des voix et demande de l’aide. Lorsque le Docteur arrive dans sa machine à voyager dans le temps, il découvre qu’il y a un monstre de caché dans ces murs. Des années plus tard, le Docteur retrouve Amelia et comprend que cette fissure pourrait cacher un danger plus immense que prévu. Accompagné par un infirmier et par la demoiselle, le Docteur voyage aux quatre coins de la galaxie en quête de réponses.

Après avoir parlé à de nombreuses personnes, il est clair que Doctor Who est une série qui divise le public. Certains l’aiment, d’autres la détestent. Et ceux qui l’aiment ont tous leur Docteur préféré. Cette saison se focalise sur la fille qui attendit, ainsi que le garçon qui attendit. Une simple phrase qui résume parfaitement les compagnons qui vivent de folles aventures avec l’extraterrestre quasi immortel.

C’est Matt Smith (Morbius) qui la lourde tâche d’interpréter ce dernier. Il apporte une joie de vivre assez intéressant. La nature de son personnage fait que l’acteur doit livrer la majorité des dialogues explicatifs. Une tâche parfois ardue avec les nombreux termes exotiques et des passages un brin ennuyeux. Smith réussit assez bien, surtout dans la seconde moitié de la saison. On sent que l’acteur est plus à l’aise avec Docteur Who, un personnage qu’il joue pour la première fois cette saison.

Pour l’accompagner, nous avons deux compagnons. Karen Gillan (Guardians of the Galaxy) et Arthur Darvill (Legends of Tomorrow) sont les heureux chanceux qui accompagnent le Docteur. Au départ, ils sont assez unidimensionnels. Gillan a un personnage rempli de folie qui aime s’habiller avec des vêtements hauts en couleur. Et Darvill doit jouer son fiancé un peu coincé. Deux personnages qui auront un arc narratif bien plus important au fil de la saison. Par le passé, nous avons vu ce trio d’acteurs dans des projets plus adaptés à leurs forces. Cependant, ici c’est la chimie entre les interprètes qui vendent Doctor Who, et non la qualité de leurs interprétations.

Un autre point fort de la série est son enchaînement de genres. Techniquement parlant, Doctor Who n’est pas une série d’actions proprement dite. Mais elle ratisse large et elle offre des aventures assez diversifiées. Entre deux épisodes sur des vampires à Venise ou sur la Seconde Guerre mondiale, le programme a une certaine liberté pour jouer sur de nombreuses plateformes. Sur treize histoires (ou sections d’histoires), il est impossible de tout aimer. À son meilleur, on clique avec l’aventure qui nous est proposée et lorsque la trame sonore démarre, nous sommes sur le bout de notre fauteuil à trépider d’impatience.

Des treize chapitres, il y a en trois qui m’ont particulièrement touché. Le troisième épisode, « Victory of the Daleks » est l’un de ces coups de cœur. Une histoire où le Docteur et Pond se transportent au milieu d’une Londres bombardée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Une performance intéressante de Matt Smith alors que son personnage doit affronter des démons de son passé. Une présence aussi remarquée de Ian McNeice, qui interprète Winston Churchill et qui fut un acteur marquant de ma jeunesse dans le second Ace Ventura. Sinon ce coup de cœur se conclut par une bataille aérienne épique, bien que limitée par les budgets du show.

Sinon, le dixième épisode et le douzième épisode sont les autres points forts de cette série. « Vincent and the Doctor » est un drame assez triste centré sur Vincent Van Gogh (Tony Curran, Blade 2), sur sa dépression et sa mort. Et il y a un monstre invisible mangeur d’hommes, histoire d’apporter un peu de tension. « The Pandorica Opens » est mon dernier favori. Première partie du double épisode final, ce dernier voit nos héros voyager à l’époque des Romains pour retrouver une prison emprisonnant un être capable de détruire l’univers. Il y a des Romains, une armada d’extraterrestres se préparant à envahir la Terre, une chasse au trésor, un robot tueur protégeant la cellule, un compte à rebours et une succession de revirements finaux qui nous jettent au sol lorsqu’arrive le générique de fin.

La cinquième saison de Doctor Who est une montagne russe d’émotions. La qualité des épisodes varie, mais la chimie entre le trio d’acteurs principaux et les nombreux genres permettent de toucher un vaste public. Ou du moins de proposer un divertissement qui plaira autant à la mère de foyer, au nerd qu’au redneck de la ruralité canadienne.


Créée par : Sydney Newman

Duffusée sur  : BBC

Avec : Matt Smith, Karen Gillan, Arthur Darvill, Alex Kingston

Doctor Who – Saison 5 (2010)
3.8

Résumé

Une saison palpitante de Doctor Who pour un cinéphile qui vient tout juste de découvrir cette série.

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Michael Michaud

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