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Dragged Across Concrete (2018)

Résumé : Deux policiers suspendu doivent explorer le monde de la criminalité afin d’un tirer la compensation qui leur est due.
Critique : 
Mel Gibson (Lethal Weapon) est enfin de retour au-devant d’une caméra. Cette fois-ci avec Dragged Across Concrete. Un divertissement qui a fait le tour des festivals l’année dernière où il a connu de nombreux succès. Si le film a débarqué ce printemps chez nos voisins du sud, il a fallu attendre la fin du mois d’avril pour assister à l’arrivée de l’œuvre au Canada.
Brett est un policier dans la soixantaine supportant sa famille tandis que sa femme est incapable de travailler. Anthony est son partenaire qui se prépare à demander sa copine en mariage. Les deux hommes utilisent la brutalité et la force pour arrêter les criminels et leur ville. Un jour, cela les rattrape tandis qu’ils sont filmés en train de brutaliser un suspect et la copine de ce dernier. Suspendus sans solde, ils décident alors d’exploiter leur connaissance de la criminalité pour s’enrichir. En parallèle, un détenu récemment sorti de prison se prépare à commettre un braquage pour sortir sa famille de la misère…
C’est bien dommage qu’il ait fallu attendre aussi longtemps pour visionner Dragged Across Concrete. Le film, réalisé par S. Craig Zahler (Bone Tomahawk) est un film brutal avec des personnages mémorables et une écriture solide. Avec cette œuvre, Zahler joue avec les platebandes de Quentin Tarantino et parvient à nous proposer tout ce que l’on aime chez le cinéaste oscarisé, tout en restant propre à son style et à son identité propre.
Dragged Across Concrete est d’abord et avant tout un film d’ensemble où les problèmes de plusieurs individus peuvent se régler avec de l’argent facile. Des problèmes qui amèneront les trois personnages principaux du film à se croiser dans une confrontation finale très réussie. Mais avant cela, Dragged Across Concrete est un film qui prend son temps. Il est tellement lent, qu’il est parfois ennuyeux. Certains cinéastes auraient coupé des moments pour en faire un film de 90 minutes. Mais Zahler choisit plutôt de ne pas compromettre sa vision pour offrir une longue aventure de 150 minutes.
La finale où les trois hommes se retrouvent enfin vaut heureusement le coup. Même si on n’est pas d’accord avec le voyage que nous propose le cinéaste, le voyage pour arriver au bain de sang comporte plusieurs détours. Plusieurs passages où nos héros méditent sur le sens de la vie ou sur les raisons qui les ont poussés à être racistes. Dans l’ensemble, le long-métrage est surtout un amalgame de dialogues qui dénonce une face de l’Amérique. Cependant, à mi-parcours, il y a un certain détour entourant l’employé d’une banque sortant d’un congé de maternité. Elle ne veut pas retourner au travail. Son apparition peut sembler étrange, surtout qu’elle arrive comme un cheveu sur de la soupe, mais elle permet d’amener son lot de rebondissements.
Il ne faudrait pas négliger Mel Gibson et Vince Vaughn (Fighting with the Family). Les deux acteurs livrent d’excellentes performances et leur chimie est grandiose. Surtout Gibson qui n’a jamais été meilleur, et ce depuis des lustres. Tory Kittles (Sons of Anarchy) est aussi très efficace dans le rôle du brigand de service. Dragged Across Concrete a également une excellente distribution secondaire. Mais n’espérez pas de grand coup de théâtre, ou de voir un Michael Jai White (Spawn) démontrer ses talents en arts martiaux. Ce n’est pas ce genre de divertissement…
Dragged Across Concrete est parfois trop cérébral et trop long. Il en découle un divertissement qui ne touchera pas nécessairement un public large. C’est dommage, surtout pour ce qui aurait pu être le grand retour de Mel Gibson à Hollywood…


Réalisation : S. Craig Zahler
Scénario : S. Craig Zahler
Avec :  Mel Gibson, Vince Vaughn, Tory Kittles, Michael Jai White, Thomas Kretschmann, Jennifer Carpenter, Laurie Holden, Don Johnson, Udo Kier

Dragged Across Concrete (2018)
3.5

Résumé

Mel Gibson brille dans cette aventure trop longue pour son propre bien.

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