Enemies Closer (2014)

Résumé : Un garde forestier (Tom Everett Scott, An American Werewolf in Paris) sur le point d’aller à un premier rendez-vous, se fait attaquer par un inconnu (Orlando Jones, Evolution) sonnant à sa porte. Lorsque ce dernier se prépare à l’exécuter, un trafiquant de drogues (Jean-Claude Van Damme, Bloodsport) débarque sur l’île pour traquer les deux hommes…

Critique : 

Ceci était un film pour lequel je n’avais aucune attente. Après-tout, ce n’est qu’un autre direct-to-vidéo pour JCVD. Dans le répertoire «Série B menée par une vedette déchue du cinéma », ce film est une claque, litéralement. Attention, je ne dis pas que ce film est un chef d’oeuvre ou un classique instantané, mais comparée à la filmographie de JCVD depuis le milieu des années 90, sur le point divertissement, c’est un pas majeur.

Réalisé par Peter Hyams, réalisateur célèbre pour de nombreux films d’action et de science-fiction des années 80/90. (Notamment, le plus grand succès au box-office de JCVD, en excluant Kung-Fu Panda 2 et Expendables 2.) Dans cette collaboration (la quatrième) entre les deux hommes, ces derniers se retrouvent dans une production qui est presque à leur image. La fin des années 90 a vu leur carrière descendre en flèche (Hyams ayant réalisé une version «matrice» des Trois Mousquetaires et deux échecs commerciaux astronomiques), les deux hommes n’ayant pu s’adapter à l’avenue du CGI et du populitarisme de masse, à l’envahissement des adaptations/remakes et à la conquête de Marvel et DC du box-office.

Oui, car ce film est un retour aux sources pour les deux hommes qui se rejoignent dans un long-métrage ancré dans les années 80, à une époque où les deux hommes excellait. Le scénario est typique de cette décennie, des gentils affrontant des méchants non-américains dans un endroit clos le tout en utilisant quelques clichés au passage. Il n’y a pas de cellulaire, pas d’ordinateur (sauf au poste frontalier), pas de véhicules, (Les méchants se déplacent en bateau ou en cheval…) etc. C’est le genre de scénario qui aurait pu être placé à n’importe quel époque, depuis la colonisation de l’Amérique du Nord par les Français, sans trop de modification au scénario.

Et c’est à ce moment que Hyams et JCVD excellent. La réalisation est tout se qui a de plus correcte, tout en étant ponctué de plans géniaux, comme lors des combats, où on a parfois un travelling légèrement circulaire sur un plan relativement large de l’action, ce qui est du plus bel effet. Par-contre, le réalisateur semble avoir une difficulté à gérer les blessures des acteurs secondaires. (Voir paragraphe suivant) De plus, Hyams est aussi le directeur de la photographie et il est très bon à ce boulot. Si ce n’est du fait qu’il fait trop sombre pour que l’on puisse voir l’action à quelques reprises, il aurait pu frôler une certaine perfection sur ce point.

Dans le rôle du méchant, JCVD surjoue de façon remarquable, lorgnant vers le jeu de acteurs Javier Bardem dans Skyfall et Heath Ledger dans Dark Knight. Les gentils sont interprétés correctement par Tom Everett Scott et Orlando Jones, mais le reste du casting est plutôt mauvais. Un exemple assez flagrant réside dans le fait que Kristopher Van Varenberg (Aussi appelé Kristopher Van Damme, JCVD est son père.) se fait transpercer la jambe par une branche, mais marche normalement et parvient même à donner quelques coups de pieds avec, quelques scènes plus tard. N’empêche que, dans le rayon des séries B d’action avec Jean-Claude Van Damme, c’est un des meilleurs long-métrages de l’acteur, depuis de nombreuses années, voir des décennies, malgré tout ces défauts…

P.S. : Si vous êtes canadiens ou bilingues, je recommande fortement d’écouter en VO, ne serait-ce que pour jouir de la satisfaction de voir un antagoniste canadien-français (québécois peut-être??) dans un film  d’action hollywoodien. C’est un aspect qui change lors de sa VF.


Directeur : Peter Hyams

Scénariste : Eric Bromberg, James Bromberg

Acteur : Tom Everett Scott, Orlando Jones, Jean-Claude Vam Damme et Kristopher Van Varenberg

Enemies Closer (2014)

7.1

Acteurs

7.5/10

Musique

6.0/10

Réalisation

6.5/10

Scénario

7.0/10

Divertissement

8.5/10

Pros

  • Un Direct-to-DVD honnête
  • JCVD sous acide

Cons

  • Mauvaise photographie
  • Quelques acteurs «amateurs»
A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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