Escape Plan (2013)

Résumé : Ray Breslin (Stallone) est un expert engagé par le gouvernement pour trouver un moyen de s’évader des prisons à sécurité maximale. Lorsqu’il est engagé pour s’infiltrer dans la prison la plus secrète du monde, il apprend que quelqu’un a payé pour l’enfermer là-bas…

Critique : 

Lorsque l’un des acteurs les plus emprisonnés d’Hollywood décide de faire un film avec son plus grand « rival », cela nous donne Escape Plan. Un produit tout droit sorti des années 80, avec tous les qualités et les défauts typiques des longs-métrages. On flatte l’égo des acteurs, on utilise des doublures qui sont (trop?) visibles, nous avons des mauvais effets par ordinateur…

Dans Escape Plan, Ray Breslin gagne sa vie en testant les limites des installations pénitenciers. Après une mission réussie où il devait s’échapper d’une prison américaine, il est recruté pour s’échapper d’une prison prototype pouvant servir à emprisonner les personnes les plus dangereuses de la planète. Hélas, une fois sur place, tout n’est que mensonge et Breslin devient malgré lui le prisonnier d’une prison clandestine…

Ce qui fait le charme du film, c’est son élément nostalgique. Il est peut-être sorti quelques dizaines d’années trop tard, alors que la rivalité entre les deux hommes n’est plus, et à l’écran nous n’avons que deux vieilles personnes. Cela est très surprenant. Nous savons que les deux hommes ne sont plus dans la fleur de l’âge; un sentiment qui se culmine dans le troisième acte où nous voyons la vulnérabilité des acteurs. Une vulnérabilité qui fut par le passé cachée par le maquillage et les chirurgies plastiques et cela m’a frappé.

Le gros problème du film se situe dans son scénario. Le long-métrage dure un peu plus d’une heure trente, ce qui dans la moyenne de nos jours (entre 1H30 et 2H) pour un film de série B. Mais nous n’avons pas le temps de souffler. Les 90 minutes du film sont presque exclusivement consacrées à l’intrigue. Ce que nous voulons voir à la base, c’est les deux hommes partager l’écran, casser des figures et vivre de belles aventures. Escape Plan offre ces choses, mais le divertissement est plus intéressé à se prendre au sérieux malgré une prémisse exploitée à fond par de meilleurs scripts et des lignes référentielles, destinées à être cultes un jour.

Le seul «temps» mort présent se situe au début du métrage, tant que Stallone n’a pas encore pénétré dans l’établissement certainement conçu pour Magnéto (dans une réalité parallèle. Surtout que la première partie tente d’être « cool », avec des moments douteux et bureaucratiques. Dès que les deux héros sont réunis, le scénario reprend du poil de la bête, même s’il n’y rien pour entourer correctement les deux acteurs.

Sinon, il nous faut souligner Mikael Håfström (1408) qui, malgré une expertise avec le cinéma d’horreur, fait d’Escape Plan quelque chose de vivant. Le cinéaste nous offre d’excellents plans contemplatifs, comme lorsque nous découvrons l’immensité de la population pour la première fois et que la trame musicale d’Alex Heffes (The Last King of Scotland) prend du gallon. Le cinéaste montre parfois ses limites lors des scènes d’action, ou il semble moins à l’aise, comme dans le combat de mi-parcours entre deux titans.

Parlant de ses derniers, alors que Sylvester Stallone (Creed) fait du Stallone et reste dans sa zone de confort, Arnold Schwarzenegger (The Terminator) semble s’éclater comme un petit fou. Sans dire qu’il méritait un Oscar du meilleur second rôle, Escape Plan livre l’une de mes performances favorites de Big Arnold. Et bonne nouvelle, les autres acteurs font aussi du bon boulot. Vinne Jones (X-Men: The Last Stand) nous rappelle son talent à jouer les maniques bien qu’il est loin d’avoir le charisme des autres gars… Étrangement, il vole la vedette à Jim Caviezel (Person of Interest) qui remplit son rôle de méchant de service de façon adéquate. Notons que Sam Neill (Jurassic Park) a également un petit rôle dans le divertissement, lui qui interprète le médecin de ladite prison.

Escape Plan met plus d’efforts à exécuter sa prémisse et à plaire aux nostalgiques, qu’à créer un événement mémorable pour les deux acteurs. Stallone et Schwarzenegger méritaient une aventure à la hauteur de leur talent, pour ce qui a été leur seule aventure sans les copains des Expendables


Directeur : Mikael Håfström

Scénariste : Miles Chapman, Jason Keller

Acteur : Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Jim Caviezel, Amy Ryan, Sam Neill, Vincent D’Onofrio, Vinnie Jones, Curtis ’50 Cent’ Jackson

A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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