Voici un film assez inattendu qui est passé sous mon radar cette fin de semaine. Sorti vendredi dernier, Every Last One of Them avait une bande-annonce et une distribution assez intrigante. L’œuvre est réalisée par un spécialiste de l’action indépendant et met en vedette Paul Sloan (I am Wrath), la légende Richard Dreyfuss (Jaws) ainsi que Brian Hayes Currie (le producteur et scénariste du film oscarisé Green Book). Et elle nous plonge dans une relecture moderne d’un classique de Sylvester Stallone

Un homme part à la recherche de sa fille disparue. Sa quête révèle un complot plus vaste impliquant une corporation tentant de signer la plus grosse entente financière de son histoire et un syndicat criminel local.

Every Last One of Them n’est pas un grand film. Pire encore, il est fort probable que d’ici une semaine, il soit rapidement oublié dans la masse des sorties automnales. Le divertissement n’est pas mauvais. Il n’est pas bon non plus, mais il permet de passer une soirée sans se casser la tête. L’histoire de Every Last One of Them reprend essentiellement celle du premier Rambo, mais décide de transférer le tout à une époque contemporaine, avec les épidémies de drogue et le capitalisme. Sloan interprétant le soldat et Dreyfuss, le colonel de l’armée tentant de calmer le jeu.

Dire qu’il a fallu quatre personnes pour faire cette simple tâche serait une insulte ou presque. Néanmoins, le film a quelques cartes cachées dans sa manche. Every Last One of Them n’est peut-être pas capable de rendre justice à sa prémisse, ou à sa source d’inspiration (volontaire ou non), mais l’œuvre est capable de nous surprendre. Quelques revirements ici et là permettent d’éviter au divertissement de sombrer dans l’ennui. Every Last One of Them est plus brutal que l’on ne pourrait y penser. Pas que dans le sens visuel du terme, mais aussi avec une conclusion crève-cœur, impossible à prévoir.

Et puis, derrière la caméra, Christian Sesma, continue à faire l’impossible. Ayant vu la majorité de sa filmographie, on ne peut qu’affirmer que Every Last One of Them ne serait pas aussi bon sans son talent et celui de son équipe, capable de faire beaucoup avec un budget minime. Rien ne marque l’esprit. Quoique Sesma connaît son art de A à Z, ce qui transforme chaque moment de violence en des symphonies parfaitement orchestrées – faute d’être épiques ou spectaculaires. Et pourtant, une partie du problème provient probablement de la difficulté de tourner un film en pleine pandémie. Un élément que trop visible alors que certains figurants sont obligés de se promener dans les bois avec un masque chirurgical à la figure. Ce qui devient mignon et drôle à la longue…

À défaut d’être pleinement original, Every Last One of Them se révèle être un film d’action tout à fait acceptable. Il n’a pas le mérite d’être digne d’une conversation au boulot. Mais, pour passer un 80 minutes sans prise de tête, avec quelques malaises, il est parfait.

Note : C

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