Extinction (2018)

Résumé : Un père a le rêve récurrent de perdre sa famille. Son cauchemar se transforme en réalité lorsque la planète est envahie par une force déterminée à la destruction. Se battant pour leurs vies, il en vient à réaliser une force inconnue pour les protéger du mal.

Critique :

Alors que le mois de juillet se conclut, nous avons entre les mains un film d’invasion extraterrestre nommé Extinction. Initialement financé par le studio Universal, Extinction fut retiré du calendrier de leurs sorties cinématographiques de 2018, pour être vendu discrètement à Netflix ce printemps. Cela fait que nous avons un divertissement inachevé qui n’est guère intéressant.
Extinction suit un homme qui a depuis quelque temps des visions d’une possible invasion extraterrestre. Personne ne le croit jusqu’au jour où des objets débarquent du ciel et se mettent à exterminer la race humaine. Ensuite, Extinction suit une route assez classique, très près des No Escape, War of the Worlds et Beyond Skyline de ce monde. Pour les deux premiers tiers, c’est le cas puisque le long-métrage prend un virage assez ardu pour sa dernière demi-heure avec plusieurs révélations qui pimentent le récit. Et durant ces dernières minutes, pour des raisons que nous ne pouvons élaborer, le long-métrage est vraiment divertissant et excitant, nous faisant même reconsidérer la première heure d’Extinction. Certes, le tout est rempli d’incohérences et de points d’interrogation, mais l’effort reste tout de même louable.
Par contre, la raison qui fait du film une oeuvre incomplète et médiocre, c’est cette première heure. Le divertissement s’inspire grandement des trois œuvres citées précédemment, ainsi que de plusieurs films cultes de la pop-culture, pour nous offrir un mélange un brin ennuyeux et pas original. Extinction se vit durant ces longues minutes comme une compilation ratée où les personnages prennent les pires décisions possible et mettent la vie de leurs familles en danger. Le scénario, écrit par Eric Heisserer (Arrival), tente de pimenter le tout avec les visions du personnage principal. Ce n’est que partie remise, car ces dernières ont l’air de films amateurs avec des extraterrestres portant des costumes en caoutchouc.
Sur le plan technique, Extinction est mi-figue, mi-raisin. Le cinéaste Ben Young (Hounds of Love) nous démontre qu’il est capable d’être un cinéaste compétent et capable de projets ambitieux. Sa caméra est certes un brin générique et lente, mais Young parvient à créer quelques bons moments de tensions et, avec l’aide d’une photographie sombre, mais colorée, il est capable de créer quelques images fortes. Mais, ce qui n’aide pas le cinéaste, c’est les effets spéciaux incomplets du long-métrage. Plusieurs moments, comme la dernière minute plus ambitieuse d’Extinction, ne sont pas complétés et semblent sortir d’un téléfilm de la chaîne Syfy. Les extraterrestres en eux-mêmes n’aident pas à évacuer cette sensation alors que leurs costumes sont bon marché et que leurs armes sont visiblement en plastique.
Heureusement, Michael Peña (Ant-Man) est là pour porter le film sur ses épaules. L’acteur est excellent dans un rôle dramatique et il nous prouve qu’il a la capacité d’être la tête d’affiche de n’importe quel long-métrage. Il a également une belle chimie avec Lizzy Caplan (Cloverfield) qui livre également une bonne performance. Le reste de la distribution est moyenne, avec deux enfants assez énervants et un Mike Colter (Luke Cage) présent dans quelques scènes afin de délivrer des explications longues et pénibles.
De par sa définition, Extinction est un autre film que Netflix a acquis parce que son distributeur original savait qu’il avait un navet entre les mains. Dans ce cas-ci, nous n’avons pas un divertissement toxique proprement dit, mais un film qui est, dans sa majorité, terriblement ennuyeux. Un film de surcroît, qui n’a pas eu les moyens financiers nécessaires pour terminer sa postproduction…


Réalisation : Ben Young

Scénario : Eric Heisserer

Avec :  Michael Peña, Lizzy Caplan, Mike Colter, Emma Booth, Israel Broussard, Tom Riley, Lilly Aspell

Extinction (2018)
1.8

Résumé

Malgré une ou deux bonnes idées et un duo d’acteurs fort compétents, Extinction ne vole pas haut et s’écrase sous le poids de son scénario…

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