Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Iceman (2014)

Résumé : Un guerrier impérial et les hommes chargés de sa traque sont accidentellement enterrés vivants par une avalanche. 400 ans plus tard, ces hommes sortent de leur stase et continuent leur bataille du passé.

Critique : 

Donnie Yen a le tour de faire des choix de carrière étranges et douteux. Personnellement, je le considère comme étant un acteur adepte des arts martiaux, qui est au même niveau que Jackie Chan et Jet Li. Mais, Yen reste moins connu que ses collègues en Amérique pour de multiples raisons et croyez-moi lorsque je dis qu’Iceman va contribuer à maintenir «l’anonymat» relatif de cet acteur que j’admire grandement.

Iceman se veut être un mélange (peu cohérent) d’Highlander, de Captain America et d’un long-métrage du grand comédien français Louis de Funès. On y suit un guerrier qui se réveille subitement d’un caisson de congélation (Grâce à un accident de voiture causé par une croustille, puisque, parait-il, une croustille peut détruire les pièces mécaniques d’un camion de livraison…) , avant d’uriner, d’uriner, et d’uriner (Cela dure presque deux minutes…). Donc, lorsqu’il finit d’uriner, il part à la conquête de la population urbaine de Chine, en étant poursuivis par d’autres soldats sortis des autres caissons d’hibernation, et par une mystérieuse organisation.

Le style humoristique des chinois m’est inconnu, mais Iceman représente déjà la pire comédie de 2015. Lorsque «la meilleure idée» humoristique des scénaristes repose sur le fait que le personnage principal fait des gros excréments, liquides ou solides, et que nous voyons ces derniers, nous sommes dans la «merde» (Mauvais jeu de mots de ma part, je m’en excuse.). Iceman se permet même de nous offrir la séquence macho «la plus gay» du cinéma contemporain depuis Rocky III, en ayant une scène d’une minute où des personnages urinent avec des supers-jets, avec des dialogues (En version francophone, mais c’est probablement la même chose dans sa version originale ou anglaise.) à double sens sur l’importance des muscles situés sous la ceinture et avec des gros plans sur leurs «pipis»…

À ma grande surprise, puisque sa bande-annonce nous vend un film complètement différent de la réalité, Iceman est une parodie qui ne s’assume pas, offrant des blagues douteuses et un enchaînement de scènes peu cohérentes. Et que dire de la construction des personnages, qui ferait passer les Looney Tunes pour du grand Shakespeare ou du grand Dumas. En toute franchise, le scénario apporte quelques bonnes idées durant les vingt dernières minutes, en reprenant, en partie, le final de Rise of the Planet of the Apes, et en offrant une course-poursuite non-réaliste entre une mobylette et une Lamborghini sur l’autoroute. Mais, les 90 premières minutes sont si ennuyeuses et déprimantes que l’intensité du final est réduit à un néant abyssal.

À la réalisation Wing-cheong Law (The Wrath of Vajra) tente de sauver ce long-métrage du désastre, consciemment ou pas (Après-tout, il était peut-être un grand fan de ce scénario. Qui sait…). Il parvient à nous offrir quelques plans d’une grande ingéniosité et il a remarquablement montrer la solitude du personnage principal dans ce monde inconnu et futuriste. Mais le nombre important de faux-raccords (Également causé par les monteurs du long-métrage.) et sa réalisation nerveuse assistée par de nombreux effets par-ordinateurs d’une qualité hideuse (Surtout lorsque le film utilise sa troisième dimension.) minent la qualité de son travail.

Avoir un grand artisan du cinéma asiatique dans son long-métrage est une bonne chose, mais gaspiller son talent, représente une grave erreur. Utiliser des longues prises de vues et laisser de côté les effets par-ordinateur auraient permis à Iceman d’offrir un divertissement portable. Laisser un acteur de talent exploiter ce dit talent au lieu de le camoufler avec diverses supercheries, ce n’est pas si compliqué. Le principal intéressé offre une bonne performance, surtout lorsque l’on prend en considération la qualité relative du scénario. Yen est capable de grandes choses et il parvient à nous le démontrer durant ces scènes d’action, pendant quelques instants seulement.

Et, il y a un autre point qui n’aide pas la cause de ce film : son casting. Si Yen offre une performance adéquate, le reste du casting est extrêmement mauvais. À l’exception de Simon Yam (Ip Man) qui interprète son personnage de façon convenable, le restant des acteurs tirent dans tous les sens. Les acteurs sont aussi confus que le scénario du film, tentant d’être comiques et dramatiques, faisant les deux en même temps lors de certaines scènes, tout en offrant des performances parodiques et surjouées. Respectueusement, il me faut admettre que nous avons ici l’un des pires casting de l’année, de la décennie, du siècle. Et oui, leurs performances ont été détestées à ce point…

La trame sonore d’Iceman fait du neuf avec du vieux, reprenant les bruits de cornes d’Inception. En toute franchise, elle est par le fait même, facilement oubliable, malgré le plaisir relatif que l’on ressent en visionnant ce film.

Iceman est le remake de The Iceman Cometh, un film culte de 1989. Honnêtement, ce remake n’avait pas lieu d’être. Sans avoir visionné The Iceman Cometh, il m’est possible de dire qu’Iceman fait honte à ce film. N’allez pas voir ce long-métrage, fuyez ce long-métrage. Cette dernière phrase est d’une grande tristesse puisque moi-même, je suis grand admirateur de Donnie Yen, l’acteur principal. Néanmoins, ce qui est le plus attristant avec Iceman, ce n’est pas les quatre heures perdues de ma vie (Incluant la rédaction de ce texte.), mais le fait qu’un Iceman 2 a déjà été tourné et qu’il devrait débarquer en DVD d’ici la fin de 2016…

0/5


Réalisation : Wing-cheong Law

Scénario : Fung Lam, Mark Wu

Avec : Donnie Yen, Baoqiang Wang, Shengyi Huang, Kang Yu, Simon Yam, Suet Lam, Singh Hartihan Bitto, Mark Wu, Hoi-Pang Lo

Iceman
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.7

En conclusion

Trop nanar pour être considéré comme tel, Iceman n’est qu’un mauvais film dans la filmographie de Donnie Yen. La fuite est votre seule option…

Sending
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueueurs aiment cette page :