Jane Doe (2001)

Résumé : Jane Doe travaille pour un fabriquant d’armes qui gère les mots de passes de crédit au consommateur. Lorsqu’elle découvre une anomalie, elle doit se battre pour sauver son fils, blanchir son nom et échapper à une agence corrompue pour laquelle son ancien mari travaille.
Critique : 
Il a des jours un peu étranges dans la vie d’un cinéphile. Comme lorsqu’on tombe sur Jane Doe, le second film de Kevin Alyn Elders, un artisan principalement connu pour avoir lancé la saga d’Iron Eagle et pour avoir réalisé Simon Sez. L’un des plus grands navets de tous les temps qui a tenté de transformer le joueur de basketball Dennis Rodman en vedette du cinéma d’action. Jane Doe fut la fin de sa carrière en temps que cinéaste. Et ce fut avec raison…
Une femme nommée Jane Doe s’occupe de gérer des mots de passe dans une multinationale où elle découvre une conspiration. Après avoir été faussement accusée du meurtre de son patron, elle s’enfuit avec son fils récemment kidnappé. Elle découvre alors que son ancien mari est un agent secret de la DIA ayant une certaine forme d’implication dans cette affaire. Ne pouvant compter que sur elle-même, Jane tentera de prouver son innocence tout en étant poursuivie par la DIA et par un assassin envoyé par son ancien employeur…
Kevin Alyn Elders est très certainement un cinéaste intéressant. Jane Doe n’est pas dénué d’intérêt. Le concept de base est plutôt génial. Les scènes et l’enchainement de celles-ci démontrent un certain savoir de la part d’un homme responsable de l’un des plus mauvais films de tous les temps. Jane Doe n’est pas si mauvais que Simon Sez, mais le divertissement se rapproche dangereusement de cette marque funeste à chaque fois d’un personnage ouvre la bouche ou effectue une action quelconque. Par exemple, le fait de regarder un Rob Lowe annoncer à son ancienne femme que leur fils est un espion tout en distribuant des collations dans une grange abandonnée ne fait que couvrir de ridicule son personnage.
Un autre signe du manque d’intelligence du scénario d’Elders demeure les dix premières minutes. Nous avons l’impression qu’il nous manque des pièces pour comprendre où veut en venir Jane Doe. Le film commence en plaçant le personnage du même nom dans une course contre la montre où Teri Hatcher court dans tous les sens comme une hystérique, sans pour autant nous expliquer la situation. Un peu comme si plusieurs scènes du film avaient été retirées à la dernière minute. Un sentiment qui se perpétue tout au long de Jane Doe, alors que plusieurs coupures brusques se font sentir.
Pour le reste, l’histoire de Jane Doe est tout ce qu’il y a de plus conventionnel. Les personnages sont détestables, spécialement le fils qui a des dialogues incroyablement mauvais. On a presque l’impression que les êtres qui peuplent l’histoire de Kevin Alyn Elders sont toujours à la ramasse, derrière un texte qui semble avancer plus vite qu’eux. Dans l’ensemble, le tout part assez vite vers la conspiration gouvernementale avec des agents corrompus. Encore là, rien de spectaculaire, malgré une prémisse de base intéressante.
Techniquement parlant, Jane Doe est assez pauvre. Le tout semble avoir été réalisé avec des moyens financiers inexistants. Rien n’est particulièrement excitant, à l’exception d’un regain d’énergie lorsque le personnage de Rob Lowe (Code Black) prend d’assaut un hôpital. De plus, nous sommes forcés de constater que ce dernier est le seul acteur à être convainquant, malgré une présence trop limitée pour marquer les esprits. Dans le personnage titre, Teri Hatcher (Tomorrow Never Dies) est fade. On a l’impression que l’actrice n’est aucunement convaincue par les lignes que son personnage la force à réciter. Il est presque inutile de dire que le reste de la distribution est encore plus médiocre. Les palmes d’or reviennent à Christina Cox (Elysium) qui massacre le possible accent australien de son personnage et à Trevor Blumas qui est ridiculement mauvais…
Jane Doe est suffisamment compétent pour ne pas entrer dans la même ligue que Simon Sez, Troll 2 ou The Room. Attention, le film a quelques minces qualités. Mais, Jane Doe est, sans le moindre doute, un horrible divertissement que personne ne mérite visionner.


Réalisation : Kevin Alyn Elders
Scénario : Kevin Alyn Elders
Avec : Teri Hatcher, Trevor Blumas, Mark Caven, David Hemblen, Alex Karzis, Christina Cox, Maurice Dean Wint, Kevin Jubinville, Rob Lowe

Jane Doe (2001)
0.3

Résumé

Dès les premiers instants, Jane Doe est un long accident qui prend 90 minutes pour son conclure.

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