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Paradis du cinéma d'action

Keoma (1976)

Résumé : Keoma, un métis ayant survécu à la guerre de sécession (Franco Nero, Django) retourne à sa ville natale pour découvrir celle-ci sous l’emprise d’anciens soldats qui sont commandés par un homme nommé Caldwell (Donald O’Brien, The Name of the Rose).

Critique : 

Dernier grand western spaghetti italien, Keoma  marque le retour de Enzo G. Castellari (Inglorious Bastards) et de Franco Nero à un genre qui avait aidé la carrière des deux hommes à décoller. Nous sommes en 1976, le western italien est en train de mourir, Castellari décide donc de tenter un coup de bluff : Faire un western en utilisant des techniques un peu plus modernes de réalisation.

Es-ce un succès?? Oui!! Sans être digne d’un film de Sergie Leone, Keoma parvient à être un classique dans le genre. D’abord, le long-métrage suit un trame narrative fort intéressante. Même si l’histoire se déroule de façon «conventionnelle», la narration se veut un peu expérimentale avec des flashbacks intégrés à l’intrigue, de façon magnifique je dois dire, la présence d’une vieille dame (Représentant la mort et/ou un souvenir et/ou un fantôme.) qui apporte une léger côté surnaturel à l’ensemble et une narration musicale, ce qui est une bonne idée même si les chanteurs diminuent la beauté de la trame sonore puisque la chanteuse du duo a une voix horrible.

Ensuite, la réalisation de Castellari est fort compétente en misant sur la claustrophobie, l’isolement, et la saleté pour raconter son histoire. Cette dernière est très surprenante avec quelques revirements de situation en fin de parcours, dont je vais taire pour ne pas spoiler, ce qui est d’autant plus étonnant considérant que le scénario était improvisé et écrit au jour le jour, quelques heures seulement avant de tourner les scènes prévues sur le planning. Par-contre, avec la présence d’un bon nombre de personnages intéressants, il est un peu déplorable que le personnage de Keoma porte littéralement le film sur ses épaules. Son nom est, en effet, le titre du long-métrage, mais quand même, un peu de diversité n’aurait pas nui, et aurait même apporté de la diversité dans le récit.

Du côté des acteurs, Franco Nero nous offre une performance enlevante, remplie d’émotions et de virilité, en plus de passer la totalité du long-métrage torse nu sans aucune raison. Et oui, ce genre de choses existait même avant Twilight… Le restant du casting est plutôt bien, même que l’on peut remarquer la présence de William Berger (Sabata, Hercules) et de Woody Strode (One Upon a Time in the West) dans les seconds rôles principaux.

En conclusion, même si Keoma est moins connu que les classiques italiens du genre (Once Upon a Time in the West, Django, The Good, The Bad and the Ugly…), je me dois de vous le recommander, quitte à harceler votre club-vidéo, même s’il a connu une exploitation canadienne relativement faible…

4.25/5


Directeur : Enzo G. Castellari

Scénariste : Enzo G. Castellari, Nico Ducci, George Eastman, Mino Roli, Joshua Sinclair

Acteur : Franco Nero, William Berger, Olga Karlatos, Orso Maria Guerrin, Gabriella Giacobbe, Antonio Marsina, Joshua Sinclair, Donald O’Brien, Woody Strode

Keoma (1976)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
4.1

Summary

Un des derniers classiques du western spaghetti, Keoma est à envisager pour futurs achats ou locations. N’attendez plus, courrez le visionner!!

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