Kill Chain (2019)

Résumé : La vie de trois étrangers est inévitablement empêtrée dans un conflit auquel aucun d’eux n’est préparé.

Critique : 

Nicolas Cage (Con Air) continue à faire son cinéma aux quatre coins du globe. Avec Kill Chain, qui a débarqué plus tôt cet hiver au Canada, l’acteur a décidé de produire un long-métrage en Colombie, histoire de livrer une nouvelle performance haute en couleur et de profiter de vacances en Amérique du Sud. Hélas, Kill Chain n’offre rien de croustillant à se mettre sous la dent.

Une fusillade dans une chambre d’hôtel entre deux assassins donne le coup d’envoi d’une longue nuit de cadavres tombant comme des dominos, alors que nous suivons une chaîne de flics tordus, des gangsters, des tueurs à gages, une femme fatale et un ancien mercenaire à travers un déluge de meurtres, de trahisons et de vengeances…

Il y a un sport aux Olympiques qui mise sur la puissance physique de tous les athlètes composant son équipe. Plusieurs disciplines entrent dans cette catégorie, mais celle que je tiens à vous parler plus spécifiquement, c’est de la course à relais. Un coureur prend le départ. Il donne un bâton au coureur suivant et ainsi de suite jusqu’à une possible victoire. Kill Chain est l’équivalant cinématographique de cette discipline. Le scénario de Ken Sansel (Lone Hero) tente de reproduire ce concept et de l’appliquer à une histoire de 90 minutes.

Il est inutile de dire qu’il ne gagnera pas de médaille d’or avec Kill Chain. On débute avec un tireur d’élite interprété par Enrico Colantoni (Veronica Mars). Il se magasine un cuiseur de riz portatif en attendant sa cible. Il se fait doubler et il meurt. Son assassin (Eddie Martinez, The Sinner) quitte les lieux et tente de récupérer un généreux butin composé de diamants. Malheureusement, un policier ripou joué par Ryan Kwanten (True Blood) n’attend que cette occasion pour le cambrioler. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’on tombe sur un gérant d’hôtel; que l’on tombe enfin sur Nicolas Cage.

Sansel, qui réalise également le long-métrage, est terriblement pressé de nous présenter son acteur préféré. Il décide donc de nous dévoiler les 75 premières minutes de Kill Chain en démarrant le film sur un Cage, entouré d’hommes armés, qui se décide alors de nous raconter une histoire. Ainsi, la première heure du divertissement est presque inutile, car nous savons déjà où le scénariste compte aller. Et, il faut admettre que le texte qu’il a pondu n’aide en rien à faciliter cette transition. Même chose chez sa réalisation. Sansel n’est pas mauvais en soi, mais il n’est pas bon non plus, surtout que les moyens financiers limités qu’il a entre les mains lui laissent qu’une faible marge de manœuvre. Et la limite de son imagination semble se trouver quelque part dans l’utilisation d’un drone.

Il n’y a rien d’excitant dans Kill Chain. Certains acteurs se font même tuer hors champ ou sous un matelas. Une fois que l’on a rattrapé la séquence d’introduction, le divertissement tente quelques revirements et une longue séquence d’action histoire de pimenter le tout. Le film tente de nous faire croire que tout est lié, mais en réalité on s’en fout. Il y a de pires façons de passer une soirée, mais Kill Chain ne mérite pas votre temps. Ken Sansel tente même un jab final avec une dernière scène choquante, mais comme je viens tout juste de le mentionner, on s’en fout terriblement…

Kill Chain n’est pas le plus mauvais film de 2020. Il n’y aucune passion devant ou derrière la caméra. L’histoire tente un truc, mais elle est incapable de l’accomplir. Son cinéaste n’est pas suffisamment bon pour attendre son objectif. Cela se sent même dans le jeu des acteurs. Toute la distribution dort au gaz. Eux aussi, ils n’ont pas l’étincelle nécessaire pour allumer la flamme pour sauver Kill Chain du désastre.

Fans de Nicolas Cage, passez votre tour. Kill Chain n’est pas bon. Il n’est pas mauvais. Il est simplement un passage à vide pour l’acteur qui navigue dernièrement dans les eaux troublées du VOD.


Réalisation : Ken Sanzel

Scénario : Ken Sanzel

Avec : Nicolas Cage, Enrico Colantoni, Ryan Kwanten, Anabelle Acosta, Alimi Ballard, Angie Cepeda, Eddie Martinez

Kill Chain (2019)
1.5

Résumé

Kill Chain est un navet à éviter, et c’est plutôt dommage…

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