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Paradis du cinéma d'action

Maggie (2015)

Résumé : Une adolescente du Midwest devient infectée par l’épidémie d’une maladie qui transforme lentement les infectés en zombies cannibales. Durant sa transformation, son père reste à ses côtés…

Critique : 

Même si cela force Cinémasculin à sortir des sentiers battus, il était important de parler du dernier long-métrage d’Arnold Schwarzenegger, même si ce dernier est en réalité un drame horrifique. Cependant, un obstacle de masse se trouvait dans mon chemin, Mission Impossible II repassait à la télévision…

Maggie est une jeune femme se faisant infecter par un virus transformant lentement les humains en zombies. Parvenant à lui faire éviter une mise en quarantaine, son père décide de la ramener chez lui. Accompagnée par son père et sa belle-mère, Maggie savoure tranquillement les derniers instants de sa vie…

En toute sincérité, malgré l’introduction de ce texte qui peut laisser supposer que Maggie est un mauvais long-métrage, sachez que ce dernier nous offre un bon moment de cinéma. Le scénario John Scott 3 (son premier) ose prendre plusieurs libertés avec le genre «zombie» pour se focaliser sur un drame humain profond et intense, parvenant même à venir chercher son spectateur par les tripes pour lui faire ressentir toute une gamme d’émotions. Maggie n’est pas un film d’horreur typique et cela se ressent dès les premières minutes et nous pouvons féliciter John Scott 3 pour cela.

Sauf que Mission Impossible II était diffusé sjur une chaîne quelconque. Voici le problème : Après une journée de travail, on ouvre son ordinateur portable, on ferme le volume de sa télévision et on met des écouteurs à l’épreuve du son pour être sur que notre attention se focalise entièrement sur Maggie. On y parvient pendant 45 minutes, mais par la suite, on remarque rapidement que MI-2 passe à la télévision. Mais lorsque le générique de fin de Maggie débute, on se rend compte que notre esprit se focalisait majoritairement sur MI-2 (À titre informatif, c’est un film que je déteste personnellement et avec entêtement…), au lieu de le faire sur Maggie.

En fait, ce long-métrage souffre d’un énorme défaut qui pourrait rabrouer certains spectateurs. En se focalisant sur la tragédie des personnages, sur leurs émotions, sur le changement qui s’impose dans les vies respectives de ses personnages, Maggie parvient à offrir un film d’horreur unique. Mais le long-métrage a, par la même occasion, un rythme assez lent et monotone, un élément qui ne dérange aucunement pendant la première moitié des 95 minutes que dure cette pellicule. À mi-parcours, le récit emprunte un passage obligé, digne d’un film pour adolescentes, avant de reprendre sa route, sauf que cette fois-ci, Maggie perd peu à peu son originalité et devient excessivement prévisible. Et puisqu’il ne se passe peu de choses, pour ne pas dire «rien», dans ce long-métrage, lorsque nous sommes arrivés à ce point tournant, un rien nous semble plus intéressant que Maggie

Maggie c’est également la première réalisation de Henry Hobson (Il a notamment réalisé le générique d’ouverture de la première saison de Walking Dead!!). Dans l’ensemble, Hobson fait un excellent travail. Sa caméra est très stylisée avec beaucoup d’images marquantes, des images choquantes pouvant faire détourner le regard du spectateur à l’occasion. De plus, Hobson comprend les codes du genre horrifique et il n’a pas peur de les utiliser, en évitant les sursauts inutiles et les autres facilités que plusieurs réalisateurs de ce genre ont tendances à utiliser afin de «surprendre» le spectateur inutilement. En réalité, la seule erreur d’Hobson fut d’embrasser goulûment la lenteur du scénario en ne dynamisant pas l’intrigue de Maggie.

Aussi, on se doit de comprendre que Maggie est un long-métrage classé 13 ans et plus aux États-Unis, ce qui a obligé l’équipe de production à faire plusieurs effets sanglants en post-production. Dans l’ensemble, il faut admettre que les hommes (et femmes) derrière ces effets ont fait un travail fabuleux. Mais ces personnes et/ou la monteuse de Maggie (Jane Rizzo) et/ou monsieur Hobson lui-même ont commis une erreur grave et plutôt cocasse. Sans dévoiler l’intrigue de MaggieAbigail Breslin doit se couper un doigt très rapidement dans le récit. Étrangement, il est possiblement de constater à plusieurs occasions que son doigt repousse magiquement, sans aucunes explications… Autre fait cocasse, David Wingo a composé des musiques magnifiques pour ce long-métrage. Mais pour une raison inconnue cette même trame sonore a eu l’effet d’une berceuse chez le spectateur que je suis. Sachez que c’est la première fois qu’une trame sonore ait cet effet chez moi…

Pour revenir à des choses plus sérieuses, il faut admettre qu’Arnold Schwarzenegger (Terminator) trouve le meilleur rôle de sa carrière dans Maggie.Cela peut sembler être un cliché que plusieurs critiques vont reprendre, mais c’est un fait indéniable. Ce changement de registre permet à l’acteur de mettre de côté les répliques à deux balles pour nous offrir une prestation humaine et remarquable qui saura même ébranler les plus grands détracteurs de cet acteur. Néanmoins, Abigail Breslin (Little Miss Sunshine) est la force de ce casting. Maggie repose sur ses épaules, après-tout elle est le personnage principal de ce récit, et Breslin se sert de cette opportunité pour engendrer une performance unique, parfaite, magistrale… Ayant déjà été nommé pour un Oscar par le passé, il ne serait pas surprenant que cela se reproduise à nouveau, même si cela ne risque pas d’arriver. Après-tout, les juges de ce gala prestigieux ne doivent pas être le spectateur idéal pour un film de zombies mettant en vedette Arnold Schwarzenegger… Les autres membres de ce casting font tous du bon boulot, mais puisque l’intrigue se focalise uniquement sur Maggie et son père, leurs présences sont , dans l’ensemble, assez limitées.

Dans l’ensemble, Maggie propose un divertissement unique qu’il ne faut pas rater. Le long-métrage n’est pas sans défauts et ces derniers ont tendance à agacer le spectateur. Mais, puisque ce film sort au Québec à temps pour la fête des mères, vous avez une occasion unique d’inviter votre mère (ou votre compagne), sans que cette dernière ne soit déçue. Ne ratez pas cette occasion!!

3.75 / 5


Réalisation : Henry Hobson

Scénario : John Scott 3

Avec : Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin, Joely Richardson, Laura Cayouette, J.D. Evermore, Denise Williamson, Raeden Greer, Aiden Flowers

Maggie (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.6

En conclusion

Maggie propose un divertissement original et unique. Certes, il a échoué dans sa démarche de «révolutionner» les films de zombies, mais n’empêche pas le spectateur d’y trouver son compte et d’y passer un bon moment, seul ou en compagnie de sa mère, pour la fête des mères…

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