Mindhunters (2004)

Résumé : Sept agents du FBI en formation vont sur une île pour un entrainement sur le terrain. Isolés du reste du monde, ils vont découvrir que la brutalité de la réalité lorsque le leader des étudiants se fait tuer, surtout que l’un d’entre-eux pourrait bien être le tueur…

Critique : 

Le spécialiste du cinéma d’action, le finlandais Renny Harlin (Die Hard 2) a subit un échec en 2001 avec Driven. (Vous savez, le film où Sylvester Stallone se prend pour un pilote d’une ligue similaire à la F1.) Pour tenter de rebondir, il tourne ce long-métrage, une sorte d’hommage à Dix petits nègres d’Agatha Christie, qui emprunte une trame scénaristique quasi-similaire, un thème qui a déjà été vu dans un film similaire, deux années auparavant, avec D-Tox et l’année d’après, en 2003, avec Identity. Le concept est simple, un nombre de personnes ayant un point en commun et des démons personnels, sont piégés, dans un endroit isolé du reste du monde, lorsqu’ils se font tuer, un par un.

L’idée est simple, effiace, mais le film n’a pas eu un grand succès au box-office et dans l’opinion des spectateurs en général, avec raison, et ce n’est pas à cause du fait que l’idée a déjà connu du succès durant les deux années précédant sa sortie. Le scénario tente de nous amener sur différentes pistes, même si, un spectateur avisé, saura deviner qui est le tueur, grâce à un plan d’une subtilité rare. Surtout, que les pièges, qui sont du genre «Saw» sans le côté gore, sont tirés par les cheveux. Pour la majorité, le tueur doit avoir une chance énorme pour que tout se passe comme il avait prévu, comme le meurtre par cigarette, sur une île remplie de distributeurs, le fait que la personne arrive sur le bon distributeur est tiré par les cheveux quand même…

En plus, le scénario tue les personnages avec des acteurs (Has-been) de renom, ne nous laissant que des personnages sans intérêts, avec des acteurs recrues ou presque. Seulement LL Cool J est une tête d’affiche, mais son personnage a les lignes les plus ridicules du film comme, de mémoire, à la mort d’un des personnages : «I guess we find out his weakness… bullets…» Même Arnold Schwarzenegger ne pourrait dire mieux!!

Conscient pour pas que c’est mauvais, le cinéaste finlandais offre un travail bipolaire. Si sa fusillade finale est une des plus sympas du genre, il semble utiliser pour des plans, l’avis du gars qui fait les vidéoclips de Justin Bieber, avec une réalisation digne d’un vidéoclip (Surtout lorsque l’heure du prochain meurtre arrive), des gros plans inutiles sur une grosse horloge et une trame sonore horrible… Dommage pour Renny Harlin, un cinéaste capable de faire mieux…


Réalisation : Renny Harlin

Scénario : Wayne Kramer, Kevin Brodbin

Avec : Kathryn Norris, LL Cool J, Jonny Lee Miller, Val Kilmer, Christian Slater

2.6

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