Navy Seals vs. Zombies (2015)

Résumé : Une équipe de Navy Seals vit la bataille de leur vie lorsqu’ils tombent face-à-face avec des morts-vivants. Après une épidémie mortelle en Nouvelle-Orléans, les Seals doivent se battre pour leurs vies, et celle de la ville, face à une armée de zombies.

Critique : 

Après plusieurs années d’absence, l’un des fils prodigues du studio Cannon est de retour. Michael Dudikoff, acteur connu pour des films comme la saga American Ninja ou Avenging Force (Où il remplaçait Chuck Norris…), revient dans le monde du cinéma après près d’une décennie d’abstinence cinématographique, plus patriotique que jamais. Mais cette fois-ci il ne combat pas des terroristes arabes ou russes, mais des zombies…

AJ, membre recrue d’une équipe de Navy Seals, doit gérer son nouveau mode de vie professionnelle tandis que sa conjointe est enceinte de leur premier enfant. Alors qu’il commence à être accepté de son groupe, ce dernier est appelé à faire une mission de sauvetage en Louisiane  afin de sauver le Vice-Président des États-Unis, coincé au beau milieu d’une ville apparemment déserte. Mais ces hommes devront faire face à un incident plus grave que ce qu’ils avaient imaginés…

Navy Seals vs. Zombies est une autre «relecture» du cinéma de zombies, un cinéma qui peine à se renouveler malgré une popularité grandissante due à la série télévisée The Walking Dead. Depuis le début de ce feuilleton horrifique, le marché du DVD est attaqué de plein fouet par un nombre grandissant de nanars et de longs-métrages aux qualités esthétiques et intellectuelles assez douteuses mettant en vedette des zombies. Heureusement, Navy Seals vs. Zombies n’entre pas dans ces catégories avec une intrigue jouant la carte du réalisme militaire, une carte qui n’a pas encore atteint un niveau de saturation dans ce sous-genre horrifique. En fait, nous ne pouvons même pas qualifier Navy Seals vs. Zombies de film horrifique, puisqu’il prend son aspect militaire tellement au sérieux que nous avons l’impression d’assister à un vulgaire film de guerre avec des zombies dedans.

Néanmoins, nous pouvons être tous nous entendre sur le fait que le scénario du duo Matthew Carpenter / A. K. Waters ne gagnera aucun prix. Navy Seals vs. Zombies souffre d’un premier tiers d’exposition alors que toute l’intrigue doit se mettre en place, causant beaucoup de longueurs dans cette partie du film, et souffre de nombreuses tentatives d’originalité, principalement dans les dernières minutes, qui offrent plusieurs maux de tête. Mais, malgré-tout, le réalisme profond du long-métrage sauve de dernier de la médiocrité réservée aux films de ce genre.

Derrière la caméra nous avons le droit à une certaine surprise puisque nous avons Stanton Barrett, un cascadeur hollywoodien et pilote de NASCAR ayant roulé sa bosse dans tout de ce qu’Hollywood nous a offert depuis les trente dernières années, qui trouve dans Navy Seals vs. Zombies sa première réalisation. L’expérience acquise derrière les coulisses du septième art paraît grandement à l’écran alors que Barrett démontre une certaine expertise derrière la caméra. Il a un grand sens du rythme (Après-tout, les deux derniers tiers peuvent être vus comme une grosse séquence d’action…), une bonne mise en image et il sait comment créer une certaine tension avec peu de moyens. D’ailleurs l’expression «peu de moyens» était clairement le mot d’ordre dans cette production de quelques millions de dollars. Les effets spéciaux de Navy Seals vs. Zombies sont les mauvais effets spéciaux de l’année 2015, spécialement en ce qui à trait aux effets gores et aux coups de feu, alors que chaque arme semble s’illuminer comme une torche endiablée.

Néanmoins, le manque d’expérience de Barrett en tant que réalisateur et monteur se voit à de nombreuses occasions alors que les gros plans sont légion (Manque de budget…), le montage a quelques incohérences et que la photographie de Navy Seals vs. Zombies peut changer du tout au tout selon les prises de caméra, ce qui peut également être du au travail de Don E. FauntLeRoy (Directeur de la photographie de la saga Jeepers Creepers). Cependant, le plus grand pépin de la mise en scène de Barrett demeure le fait qu’il n’ait pu réaliser correctement les cascades en voiture, alors qu’il est lui-même un pilote automobile et un cascadeur…

Une chose que Barrett fait bien, c’est la direction de ses acteurs. Si leurs performances sont assez limitées (Ce qui est probablement dû au manque d’expérience de l’ensemble.), leur réalisme est bluffant, nous avons réellement l’impression de voir des soldats à l’écran. Et pourtant notre impression est réelle puisque le casting principal de Navy Seals vs. Zombies est en partie composée de Navy Seals, ce qui nous rappelle vaguement ce que le long-métrage Act of Valor tentait de réaliser en 2011. Le casting comporte également des acteurs réels comme Ed Quinn (Starship Troopers 2: Hero of the Federation) qui interprète de façon assez juste le meneur du commando de Navy Seals. Nous avons aussi Damon Lipari (Shark Night 3D), qui offre une performance honnête et Chad Lail (Ancienne légende de lutte du circuit TNA Wrestling) qui effectue ici le premier rôle de sa nouvelle carrière d’acteur. Dans tout cela, Michael Dudikoff obtient un rôle de soutien en jouant le colonel qui dirige les opérations à distance. Malgré-tout, il a un personnage assez présent dans l’intrigue, un personnage que l’on pourrait comparer à celui de Gene Hackman dans Behind Enemy LinesMolly Hagan (Election) est également présente, mais son personnage n’a peu d’utilité, sauf que de nous signifier qu’il y a des zombies dans ce film… Parlant de ces derniers, ils risquent de brusquer les fans de la série The Walking Dead, puisque les zombies de Navy Seals vs. Zombies ont des aptitudes physiques perfectibles et des maquillages légèrement vieillots.

Navy Seals vs. Zombies fut une agréable surprise. Nous le débutons en espérant tomber sur un film médiocre, mais nous le terminons repus et satisfaits du spectacle qui s’est déroulé devant nos yeux. Certes, Navy Seals vs. Zombies n’est pas parfait, mais le rythme et le réalisme du film de Stanton Barrett nous charment et nous aident à pardonner les erreurs de cette pellicule. Et puis, il nous offre un peu de Michael Dudikoff, un membre d’une horde d’acteurs aujourd’hui en voie de disparition…


Note ; 3 / 5

Réalisation : Stanton Barrett

Scénario : Matthew Carpenter, A. K. Waters
Avec : Ed Quinn, Michael Dudikoff, Rick Fox, Chad Lail, Molly Hagan, Kevin Kent, Lolo Jones, Damon Lipari, Geoff Reeves, Massimo Dobrovic, Stephanie Honore

Navy Seals Vs. Zombies (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3

En conclusion

Avec des Navy Seals impliqués dans ce projet, Navy Seals vs. Zombies a quelques atouts dans sa manche, des atouts qui provoquent un certain étonnement dans un mois d’octobre assez pauvre, cinématographiquement parlant…

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