Piranha (1972)

Résumé : La photographe animalier Terry et son frère Art se rendent au Venezuela pour une séance photo. Ils embauchent Jim Pendrake pour les guider à travers la jungle. Cependant, le trio s’est heurté au méchant chasseur local Caribe, alias Piranha.

Critique : 

Aujourd’hui, nous plongeons dans les abysses du cinéma américain avec Piranha. Un film oublié que j’ai visionné pour la première fois dans le cadre de cette critique. Une découverte de friperie qui a passé des années sur l’une de mes tablettes. Une découverte qui n’a pas eu l’effet escompté…

Le guide emmène la jolie blonde souffrant d’un profond traumatisme et frère coureur de jupon dans la jungle vénézuélienne, pour admirer la vue et prendre des photos de la faune. Après avoir rencontré le chasseur de gros gibier que l’on surnomme « Piranha », le trio s’embarque dans une quête pour photographier des récolteurs de diamants. Ils sont loin de se douter du danger qui se trouve à côté d’eux.

Piranha est un drôle de monstre. Le premier plan du long-métrage nous propose de regarder longuement un piranha, pendant près d’une minute. Et c’est assez drôle puisqu’il s’agit du seul piranha que l’on va voir pour la première heure du film. Encore plus drôle, dès les minutes qui suivent, il est presque impossible de remarquer que quelque chose cloche. Piranha a une durée assez courte, avec près de 90 minutes. Pourtant, la moitié de sa durée ne met pas en scène nos acteurs.

William Gibson et Richard Finder, dont c’est le seul projet professionnel, n’ont pas avis de nous présenter un thriller. Ils ont envie de nous présenter un documentaire animalier. Un documentaire assez mauvais où l’on regarde des animaux dans leur habitat naturel. On voit même certains d’entre eux mourir devant yeux. On voit même un alligator se faire rouler dessus par une moto. Piranha est toujours à mille lieues du cinéma italien d’exploitation, mais cela ne l’empêche pas d’être de mauvais goût.

Lorsque les deux hommes se concentrent enfin sur leur histoire, nous sommes devant un thriller sans surprise. Dès son premier regard, le personnage de William Smith (Laredo) s’annonce comme un maniaque terrifiant. Et l’acteur livre une performance à la hauteur de la menace qu’il propose. Il est un détraqué capable des pires crimes et il est franchement la seule raison de visionner le film. Face à lui, Tom Smicox (Simon & Simon), Peter Brown (Foxy Brown) et Ahna Capri (Enter the Dragon) sont les trois malheureuses victimes.

Rien de réellement intéressant ne provient de ces acteurs et de leurs personnages. À part d’être des proies possibles pour Piranha, le film du même nom ne nous propose rien de concret. À force de photographier des animaux, le scénario de prend pas suffisamment de temps pour étoffer ces personnages. Il faut notamment souligner les nombreux efforts de Brown qui tente d’amener une désinvolte à la Steve McQueen à son personnage; celui du guide coincé malgré lui dans cette aventure. C’est avec un certain succès qu’il atteint cet objectif. D’ailleurs les face à face entre Smith et Brown sont les meilleures séquences de Piranha.

Conçu à la même époque que Deliverance (un thriller culte abordant les mêmes thèmes), Piranha est une pâle tentative d’offrir un véritable thriller de survie en forêt hostile. À force de nous montrer des animaux qui escaladent des arbres, le divertissement oublie sa raison d’être : nous divertir pendant 90 minutes.


Réalisation : William Gibson

Scénario : Richard Finder

Avec : William Smith, Peter Brown, Ahna Capri, Tom Simcox

Piranha (1972)
0.8

Résumé

Sans faire de mauvais jeu de mots, Piranha est un film dont l’exécution tombe rapidement à l’eau…

Sending
User Review
0 (0 votes)

Add a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *