Ragnarok – Saison 1 (2020)

Résumé : Une petite ville norvégienne aux hivers chauds et aux violentes averses semble se diriger vers un autre Ragnarok – à moins que quelqu’un n’intervienne à temps.

Critique : 

La plateforme Netflix a décidé de nous amener dans un monde nordique avec leur nouvelle série Ragnarok. Celle-ci prend les plus grands succès d’une mythologie locale et tente d’en faire une série moderne « cool » et actuelle. On parle d’écologie et de religion, tout en organisant une orgie entre enseignante et élèves ou en mangeant des oiseaux trouvés sur le bord de la route.

Dans la petite ville campagnarde d’Edda, la communauté survit grâce aux emplois créés par une usine appartenant à l’une des familles les plus riches de Norvège. Le jeune Magne déménage avec le reste de sa famille dans cette localité affectée par des changements climatiques extrêmes. Tandis que pour des raisons inconnues il développe des capacités surhumaines, Magne va devoir surmonter une tragédie lorsqu’un proche meurt dans des circonstances mystérieuses. Néanmoins, tapie dans l’ombre, la classe bourgeoise observe ses moindres gestes…

En débutant Ragnarok, je m’attendais à sombrer dans une sortie d’affrontement épique entre Dieux et Géants. Des êtres centenaires qui hurlent torse nu, tels des brutes sauvages. Oui, Ragnarok va dans ce stéréotype, mais étrangement toute l’excitation que l’on pourrait y trouver nous est réservée pour les dernières quinze minutes. Le nœud de la série se trouve dans la découverte des pouvoirs de Magne et dans le triangle amoureux impliquant une collègue de classe et l’un de ces Géants.

Oui, le tout peut sembler être un peu comme Twilight et il est clair qu’il y a des éléments de cette sinistre franchise dans l’ADN de Ragnarok. Heureusement, la série ne prend que les forces de ce truc qui mettait en vedette des vampires et des loups-garous. Pour le reste, elle se fie sur son ambiance et sur la noirceur de son histoire qui ne convient pas à de jeunes adolescentes.

Avec comme toile de fond les changements climatiques, Ragnarok nous propose d’explorer la corruption de l’élite et les failles d’un système scolaire à travers les yeux d’un adolescent capable de lancer un marteau à plus d’un kilomètre. Oui, car notre héros est Thor, le célèbre Dieu nordique. La première saison de la série est en premier lieu les origines de sa réincarnation. On ne peut pas nécessaire dire que le programme va plus loin, mais avec six épisodes seulement, on ne peut lui reprocher le contraire.

Oui, plusieurs questions n’auront pas de réponses. Oui, l’émission peut être un peu lente parfois. Avant tout nous sommes dans un drame adolescent où notre personnage principal vit en quelque sorte sa puberté. Donc la majorité de la série se déroule effectivement durant les classes ou entre les classes. Étonnamment, le ton de Ragnarok n’est pas si mauvais que cela. Entre une version contemporaine des légendes nordiques et un drame typiquement adolescent, on sent que les scénaristes ont tenté de ratisser large pour y inclure un vaste public.

Seul le premier épisode est incapable parvenir à cet exploit. Il souffre simplement d’un rythme un peu trop effréné. L’équipe dirigée par Adam Price (Borgen) a choisi de profiter des premières minutes pour nous donner le plus de réponses aux mystères de la série, tout en remplissant une liste de tâches bien précises pour réussir la mort d’un personnage. Après six épisodes, on sent que c’était la meilleure chose à faire. Cependant, il n’en demeure pas moins que Ragnarok va faire fuir plusieurs spectateurs qui vont détester la série en se basant seulement sur le premier chapitre de son épopée.

Pour ce qui est du reste, Ragnarok a fière allure. Entre les paysages rustiques et l’emprise industrielle que souffre ce village, la série parvient à créer des images très puissantes. Même chose lorsque le récit est propice à des combats de titans ou à des effusions de sang. À ce chapitre, Ragnarok choisit la qualité plutôt que la quantité. On ne peut que dire merci, même si un peu plus d’action ou d’horreur avaient été bienvenues.

Ragnarok se conclut avec un bang. Un coup de grâce qui nous promet une seconde saison prometteuse et plus incroyable. La première vague d’épisodes n’est pas désagréable. Certes, les premiers pas de la série se font dans la douleur, mais un spectateur patient sera récompensé au fil d’une première saison relativement courte.


Créée par : Adam Price

Diffusée sur : Netflix

Avec :  David Stakston, Jonas Strand Gravli, Herman Tømmeraas, Theresa Frostad Eggesbø, Emma Bones, Henriette Steenstrup, Gísli Örn Garðarsson, Synnøve Macody Lund

Ragnarok - Saison 1 (2020)
3.8

Résumé

Ragnarok est une solide réinterprétation de la mythologie de Thor et du reste des divinités nordiques.

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