Actionerd

Paradis du cinéma d'action

The Scorpion King 4 : The Lost Throne (2015)

Résumé : Quand il est trahi par un ami de confiance, Mathayus doit utiliser toutes ces forces et affronter un formidable adversaire qui veut relâcher un pouvoir ancestral.

Critique : 

La franchise de The Mummy est un vrai bordel en terme de continuité et de logique. Mais, alors qu’un nouveau remake est en chantier aux États-Unis, le studio Universal Pictures nous offre un nouveau volet, à la franchise dérivée de la célèbre momie, avec The Scorpion King 4 : The Lost Throne. Sans attentes, j’ai débuté mon visionnement de ce film et avec surprise, j’ai été ravi.

Étonnamment, ce long-métrage est la meilleure chose qui soit arrivée à cette franchise depuis 2002. The Scorpion King 4 : The Lost Throne parvient à créer avec succès une partie de la magie et du divertissement qui étaient la marque de commerce de The Mummy 1 & 2 et de The Scorpion King, surtout si nous prenons en compte le budget ridicule du long-métrage. Oui, puisque les effets spéciaux sont moches (Mais j’aime mieux des mauvais effets spéciaux, que des planchers flottants ou des caméras de surveillance visibles, comme dans le troisième volet.), les décors sont pauvres et manquent de finition (On peut parfois voir les vis et les clous dépasser des planches de bois, ou un mur bouger.) et certains acteurs (amateurs) sont trop contents et inspirés pour être des bons figurants. Mais ces pépins, seront peut-être vous charmer, si vous avez la force de les accepter.

Le long-métrage est bien rythmé avec plusieurs scènes d’action, qui sont toutes agréables à suivre (À l’exception du combat final…), bien que modeste. Malgré-tout, le scénario de Michael D. Weiss (Journey to the Center of the Earth) tient la route, en ayant un minimum de logique et le scénariste a la bonne idée de faire migrer le récit vers le nord (L’Europe) pour justifier le tournage en Roumanie, tout en s’inspirant de la mythologie du Moyen-Âge, même si cela croise deux époques totalement différentes. Par-contre, le scénario de The Scorpion King 4 : The Lost Throne a deux énormes failles, qui peuvent déranger,(ou pas), selon le spectateur qui l’écoute.

The Scorpion King 4 : The Lost Throne s’inspire royalement de plusieurs longs-métrages. On parle ici de la saga Star Wars, de la saga Indiana Jones, de Superman, d’Avengers, du premier Scorpion King, etc. Alors que certaines inspirations sont carrément inutiles (Comme la scène avec des «Ewoks»…), d’autres sont obligatoires puisqu’elles permettent d’avancer le récit. Sauf que pour lier le tout, Weiss, conscient du faible budget du film, utilise un artifice qui est gratuit ou presque, l’humour. Mais attention, une majorité des blagues sont drôles, à un point tel que l’on peut catégoriser le film comme une comme une comédie.

Le problème, c’est qu’a un certain moment, l’humour devient lourd, trop lourd, surtout que l’on peut sentir que le scénariste (Sauf si cet aspect provient du réalisateur, des producteurs et/ou du studio.) est un obsédé sexuel. Le film étant classé «13 ans et plus»,  il n’offre aucun effet sanglant, aucun juron, aucune nudité. The Scorpion King 4 : The Lost Throne tente de corriger cela en ajoutant un nombre ahurissant de sous-entendus sexuels. Nous pourrions même faire un jeu à boire avec ces messages au contenu sexuellement explicite, au risque de causer quelques comas éthyliques au passage. En plus, un élément de l’intrigue consiste à entrer une clé dans le bas-ventre d’une statue en forme de femme dotée d’une forte poitrine, afin d’en ériger un énorme organe sexuel mâle de plusieurs mètres. Que dire de plus…

Autre point à noter, le casting de The Scorpion King 4 : The Lost Throne est immense en apparence, et en apparence seulement. La plupart des vedettes n’ont que des rôles de soutien, traversant le décor le temps d’une ou deux scènes, et elles sont presque toutes situées dans le premier tiers du film. Dans le lot d’acteurs oubliés des cinéphiles, il me faut admettre que pour ce film, j’ai grandement apprécié les présences de Don ‘The Dragon’ Wilson (Bloodfist), d’Eve Torres (Qui est présente le temps d’un beau combat au milieu du film.) et de Michael Biehn (Terminator).

Dans le rôle titre, Victor Webster (La série Continuum) semble plus à l’aise dans le rôle de Mathayus, rappelant même Dwayne Johnson lors de quelques occasions. Lui donnant la réplique, Ellen Hollman (La série Spartacus) est offre une performance agréable et appropriée, tentée de haut et de bas. Jouant l’antagoniste de The Scorpion King 4 : The Lost Throne, Will Kemp (Mindhunters) offre un travail honnête sans plus, puisque le récit ne lui demande juste de jouer un méchant caricatural, le genre de méchant qui pousse les gamins et qui poignarde les vieillards. On note aussi la présence de Brandon Hardesty (American Pie Presents: The Book of Love), de Rodger Halston (Alien Terminator) et de Barry Bostwick (The Rocky Horror Picture Show) qui offrent également des performances fort variables.

À la réalisation, Mike Elliott (Beethoven’s Big Break) fait un travail honnête, en tenant compte du budget et des ambitions (sexuelles) du récit. Il aide à combler certains défauts du film, il a un minimum de talent pour filmer des scènes d’action et il sait comment rythmer la pellicule (Même si le milieu du récit souffre d’un horrible temps fort dans un certain moulin à vent.). Le travail qu’il fait n’est peut-être pas toujours beau, mais c’est efficace et il sait, dans la majorité du temps, quelles limites il ne faut pas franchir avec une caméra. Pour sa part, la composition musicale de Geoff Zanelli (Gamer) est facilement oubliable en offrant une tonalité qui colle aux périples de nos héros, mais qui n’a aucunement mémorable ou même sympathique.

The Scorpion King 4 : The Lost Throne n’est pas un grand film, c’est un hamburger de restauration rapide. Vous allez vous salir les doigts, vous allez manger du congelé (Qui a été réchauffé de façon instantané.), vous allez boucher vos artères de graisse et de sel et vous aurez encore faim dans l’heure qui va suivre. Mais, parfois, un bon vieux McDonald’s, c’est tout ce que vous désirez et c’est également ce que représente ce long-métrage. À conseiller aux spectateurs avertis ou aux personnes en rage de gras trans…

1.5/5


Réalisateur : Mike Elliott

Scénario : Michael D. Weiss

Avec : Victor Webster, Ellen Hollman, Will Kemp, Barry Bostwick, Rodger Halston, Brandon Hardesty, Michael Biehn, Rutger Hauer, M. Emmet Walsh, Royce Gracie, Eve Torres, Lou Ferrigno, Don ‘The Dragon’ Wilson, Roy Nelson, Antonio Silva, Stephen Dunlevy, Ian Whyte

The Scorpion King 4 : The Lost Throne (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.8

En conclusion

Malgré une liste de défauts apparents, The Scorpion King 4 : The Lost Throne parvient à divertir son public, alors, pourquoi ne pas lui donner une chance…

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueueurs aiment cette page :