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Paradis du cinéma d'action

Skin Trade (2015)

Résumé : Lorsque sa famille est assassinée par des gangsters internationaux, un policier de New York voyage en Asie et doit faire équipe avec un policier Thaïlandais, pour assouvir sa vengeance, tout en détruisant le réseau de trafic humain appartenant aux responsables de la mort de ses proches.

Critique : 

Tony Jaa (Ong-Bak) est définitivement l’une des vedettes du cinéma d’action qui reçoit le plus d’attention de la part de notre communauté de fans. Son passage dans Furious 7 était assez appréciable et il a deux projets en route (Il est la vedette de SPL 2, film déjà sorti en Asie qui a connu des avis assez favorables et il a un rôle dans le prochain volet de la franchise Never Back Down.). En attendant ce dernier, il a partagé la vedette de Skin Trade, en compagnie de Dolph Lundgren (Universal Soldier) et de Michael Jai White (Spawn) et ce film est le sujet de notre critique du jour.

Nick Cassidy, un policier de New York (En fait, c’est un policier de New York qui travaille au New Jersey…), enquête sur un trafic d’êtres humains dirigé par Viktor Dragovic, un gangster originaire de Serbie. Lorsqu’une opération visant Dragovic trouve au vinaigre, ce dernier fait assassiner la famille de Cassidy en représailles. Cassidy n’a d’autre choix que de se venger, même si cela met en péril l’enquête d’un policier de Thaïlande qui tente lui aussi de démanteler le réseau de Dragovic.

D’entrée de jeu, il me faut vous conseiller de ne pas regarder la bande-annonce du film, puisque cette dernière deux éléments importants de l’intrigue qui arrivent dans le dernier tiers du récit. Ces deux éléments sont les deux grands rebondissements de Skin Trade. Mais qu’importe puisque Skin Trade n’est pas un film facile à définir. Dans le pire des cas, nous pouvons dire que ce film est un «douchebag» capable de converser durant des heures sur une théorie quelconque d’Einstein.

Le film commence comme un film d’action de seconde zone, typique des années 80 et 90, avec une bonne petite scène d’action, qui est filmée de manière assez intelligente par Ekachai Uekrongtham (Beautiful Boxer), alors que ce dernier de mettre en parallèle les scènes d’introduction de Lundgren et de Jaa, deux scènes se déroulant aux extrémités de la planète. C’est une scène assez plaisante qui permet de différencier les caractères de leurs personnages alors que l’un préfère y aller de façon assez bourrine et que l’autre s’exécute dignement, tel l’inspecteur Harry. Mais, au fur et à mesure que l’histoire avance, nous nous rendons compte que le long-métrage devient de plus en plus intellectuel, attaquant de front le trafic humain et tentant de devenir un film crédible envers ce cancer de la nature humaine.

Skin Trade tente donc de jouer sur les deux fronts et il échoue malgré la bonne volonté des scénaristes. D’un côté, les moments d’expositions dramatiques et les scènes «informatives» sur ce fléau touchant principalement les femmes sont mal situés et tombent, la majorité du temps, comme un cheveu sur de la soupe et de l’autre, les moments bourrins dignes des classiques des années 80 voient leur impact diminué par quelques atrocités comme les répliques que l’on a donné à Tony Jaa. Certaines de ses lignes de dialogues sont dignes des classiques d’Arnold Schwarzenegger, sauf que Jaa n’est pas un acteur au talent limité qui est capable de dire des phrases moisies avec beaucoup de charme et lorsque Jaa dit ces dernières (Des phrases comme le fameux «Negociation over…» présent dans la bande-annonce, qu’il dit pour célébrer la chute d’un trafiquant d’êtres humains du haut d’un hôtel.), cela sonne extrêmement faux. Et puis, soyons honnêtes, dans sa globalité, le scénario de Skin Trade a été vu et revu des milliers de fois par des longs-métrages forts supérieurs et mieux conçus.

Et pourtant, Ekachai Uekrongtham mérite beaucoup de crédit pour la réussite relative de ce long-métrage. Parce que oui, ce long-métrage est réussi et parvient à divertir à de nombreuses occasions. Uekrongtham a eu beaucoup d’ambitions et a filmé ce film avec le meilleur des moyens mis à sa disposition. Malheureusement, puisque ses moyens sont limités (Nous sommes dans un film dont le budget ne dépassait pas les neuf millions.), le réalisateur ne peut attendre son objectif. Dans la majorité des scènes, des éléments étranges de réalisation, de mise en forme, de montage et de production nous sautent à la figure. Rien de bien grave, mais nous pouvons constater que, par-exemple, l’on utilise une serviette tachée de colorant alimentaire ou que des personnages se téléportent légèrement lors d’une course poursuite. Si l’on considère les efforts visiblement mis par le réalisateur ou la passion de ce dernier, ce n’est pas un problème en soi, mais cela pourrait déranger certaines personnes.

Comme mentionné au début de l’article, Skin Trade est mené par un trio principal composé de Dolph Lundgren, Tony Jaa et de Michael Jai White. Ces hommes sont parvenus à créer, avec l’aide de Uekrongtham, des scènes d’action à mains nues flamboyantes, qui feront parties des meilleurs scènes d’action de 2015. Et dans l’ensemble, ils nous offrent tous de bonnes performances d’acteur, même s’il est dommage que Tony Jaa ait les pires dialogues du film et que le personnage de Michael Jai White est écrit de façon assez maladroite et incohérente.

Celina Jade (Arrow)Mike Dopud (Stargate Universe) et Ron Perlman (Hellboy) font partie du casting secondaire de ce projet. Eux-aussi offrent des performances adéquates, à l’exception de Perlman dont l’accent est parfois involontairement comique. De plus, Peter Weller (RoboCop) et Sahajak Boonthanakit (Only God Forgives) sont également présents dans des caméos glorifiés.

Skin Trade n’est pas un mauvais long-métrage, loin de là. Mais il entre dans une catégorie cinématographique floue où le long-métrage est trop stupide et bourrin pour les intellectuels de ce monde et où le long-métrage est trop intelligent pour le spectateur cherchant à se divertir sans prise de tête. Et pourtant, c’est que ce le spectateur devra faire s’il veut pleinement apprécier ce long-métrage…

Note : 3.5 / 5


Réalisation : Ekachai Uekrongtham

Scénario : Gabriel Dowrick, Steven Elder, John Hyams, Dolph Lundgren

Avec : Dolph Lundgren, Tony Jaa, Ron Perlman, Michael Jai White, Celina Jade, Peter Weller, Sahajak Boonthanakit, Cary-Hiroyuki Tagawa, Mike Dopud

Skin Trade (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.3

En conclusion

Skin Trade n’est pas un mauvais divertissement, mais pour l’apprécier il vous faut revoir vos attentes à la hausse ou à la baisse, puisque vous n’aurez pas le luxe d’y voir un divertissement bourrin ou un divertissement intellectuel, mais une sorte d’hybride qui peine à se tenir debout à de nombreuses occasions.

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