Le premier Space Jam était un classique de mon enfance. Aujourd’hui, nous sommes dans une ère de nostalgie avec plusieurs franchises qui reviennent à la vie sous une forme ou une autre. Le premier Space Jam avait une certaine pureté avec une prémisse assez simple. Bugs Bunny et ses amis étaient en danger et la solution logique était de recruter un joueur de Basketball pour une partie ultime face à des extraterrestres. Space Jam: A New Legacy n’a malheureusement pas cette pureté…

Une intelligence artificielle malhonnête kidnappe le fils du célèbre basketteur LeBron James, qui doit ensuite travailler avec Bugs Bunny pour gagner un match de basket.

Space Jam: A New Legacy est un produit marketing et non un film. C’est un peu l’équivalent cinématographique d’une compagnie comme McDonald’s qui produirait un jeu pour téléphone forçant des enfants à faire des hamburgers à la chaîne. Le scénario reprend essentiellement l’histoire du premier film, à la différence que cette fois-ci, un simple changement rend le concept caduc. Cette fois-ci, ce n’est pas Bugs Bunny qui a besoin d’aide, mais un joueur de Basketball. Le film démontre même la stupidité de son concept alors que LeBron James tente de monter une équipe de rêve.

Puisque les rôles sont inversés, la logique interne de Space Jam: A New Legacy dicte que LeBron James recrute des joueurs étoiles comme Superman. Sauf que Bugs Bunny manipule la super vedette et devient même un antagoniste de l’oeuvre alors qu’il a ses propres motivations… Par le fait même, toute la logique du recrutement d’une équipe d’élite est détruite et l’enjeu de la partie de ballon ultime devient désuet. Et puis, Space Jam: A New Legacy plante le dernier clou de son cercueil dans ce climax final.

Space Jam: A New Legacy parvient à faire de son attraction principale une épreuve d’endurance pour son spectateur. Dans une volonté étrange plaire à un jeune public et à un vieux public, l’oeuvre tente de marier l’hyperactivité des jeux vidéos avec la nostalgie des franchises de Warner Brothers. Il est impossible de dire ce qui est plus mauvais. Un aréna peuplé de figurants habillés comme des figures cultes de la pop culture, malgré des costumes visibles achetés à la friperie du coin. Ou une partie impossible à suivre puisque le pointage n’a aucun enjeu ou logique…

Si Space Jam était une célébration du Basketball et des Looney Tunes, Space Jam: A New Legacy n’est qu’une machine à présenter les différentes franchises de Warner Brothers à une génération plus axée sur les jeux vidéos. Le film n’a aucune âme et aucune émotion. Le « classique » des années 90 n’était pas parfait, mais au moins il était capable de marquer un panier…

Note : F

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