Split (2016)

Résumé : Trois filles sont enlevées par un homme avec 23 personnalités distinctes diagnostiquées. Ils doivent essayer de s’échapper avant l’apparition apparente d’une effroyable 24ème.
Critique : 
Après une décennie ponctuée par des échecs critiques, M. Night Shyamalan (The Sixth Sense) a repris du poil de la bête avec le succès du film d’horreur The Visit. Il a ensuite enchaîné avec Split. Un thriller assez anodin qui réservait une surprise notoire dans les dernières minutes, à temps pour le générique. Une surprise qui fait de l’ombre à son originalité…
Bien que Kevin ait identifié 23 personnalités auprès de son psychiatre de confiance, il en reste une qui est toujours submergée et qui est prête à se matérialiser et à dominer toutes les autres. Obligé d’enlever trois adolescentes, Kevin se prépare à une guerre pour le contrôle de son corps, tandis que les trois demoiselles doivent lutter pour leurs survies.
Split est un cas de figure intéressant. Ce n’est aucunement un film d’action, mais il est presque obligatoire de parler de ce dernier pour aborder éventuellement Glass. Split est le deuxième volet d’une trilogie et bien que je sois parmi une minorité de cinéphiles qui détestent cette œuvre, c’était presque une obligation de ma part de faire cette critique. M. Night Shyamalan réussit un tour de force avec un long-métrage se déroulant essentiellement dans un seul lieu, un endroit étrange qui n’a que peu de sens, jusqu’à la scène finale.
Hélas, contrairement à Unbreakable, Split est un exercice de style qui se base sur un seul élément : sur la performance de son interprète principal. Une grande majorité du divertissement se résume à suivre les mêmes personnages qui déambulent les mêmes pièces et les mêmes couloirs. Et pourtant, Split n’a pas un problème de rythme ou d’intérêt, loin de là. Car, le long-métrage divertit amplement durant son premier visionnement. Mais dès que le générique de fin survient, on découvre assez vite que l’on est resté sur notre faim.
Split est vide, se constituant majoritairement de remplissage et de détours scénaristiques. Le tout fonctionne grâce à la performance plus que parfaite de James McAvoy (X-Men: Days of Future Past). Ce dernier profite de l’histoire pour explorer en profondeur trois des personnalités que comprend son personnage. Les motivations des êtres habitant Kevin nous gardent heureusement sur le bout de notre siège, bien qu’elles sont en réalité trop étranges et peu abordées. C’est triste, car McAvoy aurait peu facilement obtenir un Oscar avec ce rôle.
Comme vaguement mentionné ci-haut, Shyamalan excelle derrière la caméra. Le scénario de son Split est peut-être banal, mais le cinéaste compense sur le plan technique. Avec un maigre budget et une petite équipe, le cinéaste compresse l’absurdité de Split pour créer un mélange ambitieux entre le film de survie, l’horreur et le thriller. Entre les murs de cette prison, le réalisateur crée un environnement macabre, un exploit qu’il réussit en s’entourant d’une équipe de techniciens hors pair. Il n’y a rien à redire, sur un aspect purement esthétique, Split est définitivement le meilleur projet du réalisateur jusqu’à ce jour.
Split n’est pas un film que j’aime, mais un film que je respecte. Mené par un duo parfait, Split parvient à réussir un exploit remarquable. Le divertissement fonctionne et c’est grâce à ces deux hommes.


Réalisation : M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan
Avec : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula, Izzie Coffey, Bruce Willis

Split (2016)
2.5

Résumé

Split n’est pas ma tasse de thé. Désolé…

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