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Paradis du cinéma d'action

Spy (2015)

Résumé : Susan Cooper est une analyste de la CIA coincée dans un travail de bureau, qui est l’héroïne de l’ombre de la plupart des missions dangereuses du bureau. Mais lorsque son partenaire échoue une mission et qu’un autre agent est compromis, elle doit infiltrer le monde du trafic d’armes et prévenir une catastrophe mondiale.

Critique : 

Réaliser une comédie d’action est une tache assez difficile. En général, le réalisateur à la tête du projet se spécialise dans l’une des deux facettes de ce genre et l’autre facette est assez bâclée. Mais voilà que débarque Spy, un long-métrage qui prétend d’être la comédie de l’année et tout en offrant quelques bonnes scènes d’action au passage. Sans plus attendre, voici notre verdict…

Spy raconte le périple de Susan Cooper, une agente de la CIA se spécialisant dans le travail de bureau qui est également amoureuse de son partenaire de terrain, l’un des meilleurs agents de cet organisme. Lorsque ce dernier disparaît dans des circonstances tragiques, des circonstances indiquant que l’identité de tous les agents de terrain n’est plus secrète, Cooper décide d’aller sur le terrain afin de venger son amour et de sauver la planète d’une possible bombe nucléaire. Mais très rapidement, Cooper découvrira que la vie sur le terrain est plus imprévisible que prévu…

Spy avait à sa barre Paul Feig, un réalisateur / scénariste réputé pour être un maître de la comédie. Donc logiquement, nous étions en droit d’avoir quelques inquiétudes pour la qualité des scènes d’action de Spy. Étrangement, ce fut le contraire qui s’est produit. D’abord, on ne rit pas dans ce long-métrage. En 2015, il est assez qu’un long-métrage parvienne à bien réussir une blague sur les crottes de chauves-souris infectant les yeux, le public est rendu à un autre niveau en termes d’humour. Et, le pire dans cette histoire, c’est le moteur comique que représente le personnage de Jason Statham (Transporter).

Véritable copie de la Panthère Rose sur des stéroïdes, ce personnage tente de nous faire rire par tous les moyens possibles. Il est énervant à un point tel qu’il nous offre plusieurs moments où nous avons juste envie de sortir de la salle et de nous mettre en boule afin d’échapper à la honte ressentie envers Statham. Et pourtant, un personnage, tout droit sorti de True Lies (Spy rend d’ailleurs un léger hommage à ce long-métrage lors d’une scène…), fut visiblement conçu dans le but de nous énerver, mais étonnamment, ses scènes (Où il se contente de toucher les parties intimes de McCarthy dans la majorité d’entre-elles…) nous offrent les seuls moments comiques dignes de ce nom…

Ensuite, la trame narrative de Spy reprend les intrigues des classiques du cinéma d’espion. Étrangement, cela permet à ce long-métrage d’être incroyablement prévisible et incroyablement imprévisible, d’être simple et complexe en même temps. Cela représente un exploit en soi, mais cela rend également Spy incohérent et incompréhensible à de nombreuses occasions. De plus, ce film n’a pas d’antagoniste réel jusqu’aux dernières minutes, où nous avons enfin un méchant, histoire de conclure le récit d’une drôle de façon…

Néanmoins, Feig se révèle être un excellent réalisateur en termes d’action. Ces scènes sont les choses qui puissent être sauvées de ce désastre. Feig est parvenu à transformer McCarthy en véritable vedette d’action avec quelques combats assez surprenants. Certes, nous ne sommes pas dans un volet de la saga Jason Bourne ou dans un film de Jackie Chan, mais il reste que Feig a fait de l’excellent boulot.

De plus, ce dernier n’a pas eu peur d’aller là où peu de réalisateurs n’osent aller, jouant dans les différents niveaux de gore, passant du film d’action «tous publics» au film d’action réalisé par Cronenberg… Si nous ajoutons le fait qu’un des personnages masculins se prend la verge en photo sans aucune censure, nous pouvons dire que des jeunes personnes pourraient être traumatisé par ce long-métrage… Aussi, Spy a un générique d’ouverture digne de mention, rivalisant avec les grands volets de la franchise James Bond, par-contre, le restant de la trame sonore de Spy est assez oubliable et ennuyeuse.

Dans le rôle titre, McCarthy (The Heat) fait un travail assez remarquable. Son humour n’est pas à son meilleur, mais sa présence physiquement et l’effort qu’elle met lors des scènes d’action sont dignes de mention. Jason Statham a également une bonne présence. Sa performance est irréprochable, même si l’écriture de son personnage frôle l’insulte. Nous pouvons dire la même chose de Rose Byrne (Insidious) dont le personnage semble débarquer d’une mauvaise comédie pour adolescentes…

Jude Law (Sherlock Holmes) a également une bonne présence, lui qui n’a qu’un caméo glorifié. Miranda Hart (Miranda) offre une performance correcte, elle qui joue l’acolyte et la meilleure amie du personnage de McCarthy, et nous pouvons dire la même chose de Peter Serafinowicz (Guardians of the Galaxy) et a clairement les meilleures scènes de Spy, en jouant un espion aux mœurs sexuelles assez développées. Bobby Cannavale (Chef) joue un rôle important, dont nous n’allons pas divulguer l’identité. Malheureusement, sa présence à l’écran est assez anodine. Néanmoins, ce n’est rien en comparaison au caméo de Curtis ’50 Cent’ Jackson, qui sera clairement le pire caméo de 2015.

Sans être un désastre monumental, Spy ne mérite pas les éloges qu’on lui réserve. Allier la comédie et les séquences d’action représente une tâche toujours difficile, et Feig a clairement tombé dans le piège causé par cette difficulté en privilégiant l’une facette au détriment de l’autre. Étrangement, et à mon plus grand plaisir, Feig, un réalisateur de comédie, a préféré se concentrer sur le monde de l’action plutôt que sur celui de la comédie. En conclusion, Spy reste un divertissement idéal en location, mais n’espérez pas y trouver le film de l’année…

3.25 /5


Réalisation : Paul Feig

Scénario : Paul Feig

Avec : Melissa McCarthy, Morena Baccarin, Rose Byrne, Jason Statham, Jude Law, Allison Janney, Bobby Cannavale, Peter Serafinowicz, Curtis ’50 Cent’ Jackson, Miranda Hart, Will Yun Lee

Spy (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3

En conclusion

Spy offre une comédie aucunement drôle. Passez votre tour ou restez à l’écran pour les quelques scènes d’action…

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