Starbuck (2011)

Résumé : Alors qu’il attend un enfant, un loser dans la quarantaine (Patrick Huard), découvre que les  dons de sperme effectués durant son enfance a généré près de 550 enfants et le quart d’entre-eux veulent connaitre son identité.

Critique : 

Je déteste mon cinéma. Par faute de diversité des goûts, de talent, de moyen (etc), je n’ai jamais accroché au cinéma québécois, plus près du mélodrame ou du cinéma d’auteur.Étant une personne qui aime lorsque cela fait boom ou fait rire, je ne suis pas le spectateur type. C’est donc pour cela que mon registre cinématographique national se limite à un ou deux films par-année. Vous devinez donc ma joie lorsque j’ai appris que l’un de ces bijoux allait être refait aux USA et en France. D’ailleurs, pour l’occasion, voici mon avis sur l’original…

Qui fut une véritable surprise pour moi et qui l’est encore. On s’attend à regarder une comédie pure et dure et on suit l’histoire d’un homme qui s’est trop masturbé pour de l’argent, il découvre qu’il a un tas d’enfants. Alors que l’on pourrait s’attendre à ce que la comédie continue durant tout le long-métrage, mais non, au premier tiers du film, un aspect dramatique vient s’ajouter, comme des petites grenades projetées au milieu des éclats de rire. Chacune de ces grenades touchent juste, sans apporter une lourdeur excessive sur l’intrigue.

Au centre de celle-ci, il y a Patrick Huard, tout en nuances, qui interprète avec brio, le célèbre donneur, un personnage qui saura évoluer tout au long du film. Les autres personnages, sont trop effacés, ce qui est évident avec le nom d’enfants à traiter, mais lorsque les autres personnages principaux n’ont même pas de nom au générique… De plus, la finale, sans qu’elle soit mauvaise, est clairement un palier en-dessous du reste du film, en termes de qualité. On prend le temps de bien gérer l’évolution des personnages et de l’intrigue et puis d’un coup, pouf, c’est fini. C’est dommage, mais cela ne gâche pas le plaisir de regarder ce Starbuck, qui est, sans mentir, un des films présents dans mon top 10 (le mien seulement) du cinéma québécois et reste un classique de l’année 2011. Il reste à voir si les Américains seront capables de faire mieux…


Directeur : Ken Scott

Scénariste : Ken Scott, Martin Petit

Acteur : Patrick Huard, Julie LeBreton, Antoine Bertrand, Dominic Philie, Marc Bélanger

Starbuck (2011)

7.5

Acteurs

8.0/10

Musique

6.5/10

Réalisation

7.5/10

Scénario

8.5/10

Divertissement

7.0/10

Pros

  • Une comédie drôle et touchante
  • Patrick Huard

Cons

  • Final décevant
A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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