Street Law (1995)

Résumé : Un avocat formé aux arts martiaux est contraint de se battre dans des combats illicites après avoir été accusé de crime, congédié de son cabinet; avec tous ses biens sont immobilisés, y compris ses vêtements et ses meubles.
Critique : 
Jeff Wincott (Martial Law II: Undercover) a connu une belle carrière durant les années 80 et 90. Il a connu son moment de gloire au travers de la série Night Heat, de 1985 à 1989. Par la suite, l’acteur a poursuivi sa carrière en devenant une vedette du cinéma d’action. Plus spécialement le cinéma qui sortait directement en VHS. Une carrière qui lui a permis de connaître plusieurs succès durant une décennie. Aujourd’hui, nous vous parlons de Street Law / Jungle Law / Law of the Jungle. Un film qui ne fait malheureusement pas partie de ces succès…
Deux gamins se font arrêter après un cambriolage. L’un va en prison et l’autre en sort indemne. Des années plus tard, John Ryan est devenu un avocat endetté, travaillant pour les pauvres. Son ancien ami d’enfance se souvient de leur cambriolage et a un profond désir de se venger. Il met alors plan machiavélique pour se venger…
Il est rare d’être devant un long-métrage qui fut distribué sous trois titres différents. Une stratégie marketing peu efficace pour un film horrible. Oui, car Street Law est un navet de la pire espèce dans lequel le pauvre Jeff Wincott se retrouve coincé dans un film de Damian Lee; le Uwe Boll canadien. Lee (Abraxas: Guardian of the Universe) réalise et scénarise un film si inutilement compliqué, que le fait qu’il se prend extrêmement au sérieux nous empêche de rire et d’éprouver un plaisir au second degré. Oui, car voici le dénouement, sans spoilers, du récit de Street Law.
Un caïd de la drogue, toujours triste du résultat d’un crime qu’il a commis dans son enfance, décide de punir son ami. Un ami qui est un avocat ayant des dettes auprès d’un prêteur usuraire et aimant pratiquer de la chasse primitive, nu dans le bois. Le caïd décide alors de payer les dettes et d’utiliser une prostituée victime d’un viol dans l’espoir que notre héros aide la prostituée. Pour ensuite l’envoyer en prison, le faire sortir de prison, lui faire perdre son emploi, l’expulser de chez lui. ET, finalement, pour ensuite forcer l’avocat à participer à des combats illégaux et le corrompre avec de l’argent et une autre prostituée; tout en le forçant à visionner divers méfaits criminels.
Le scénario de Street Law n’a ni queue ni tête. Le tout n’est qu’un amas de stupidités pour tenter de trouver une logique pour faire en sorte d’un avocat se transforme en seigneur d’arts martiaux illégaux. Tout cela pour une poignée de petits combats qui ne durent qu’une minute ou deux. Des combats qui sont mal filmés, avec des zooms psychédéliques et des ralentissements dégoûtants. Il faut dire qu’il n’y a pas de plaisir à regarder deux hommes au torse nu se frapper au ralenti pendant deux minutes. Oui, car les ralentis durent pendant toute l’intégralité des combats.
Même Jeff Wincott semble perdu dans ce scénario. L’acteur est particulièrement horrible, malgré une implication physique assez imposante de sa part. Face à lui, Paco Christian Prieto (Only the Strong) est encore plus mauvais. Il interprète le vilain ami de l’histoire. Il fait tout pour rendre son personnage crédible, mais cela ne fonctionne pas. Son jeu limité et l’écriture de son personnage lui font rater complètement la cible. Une jeune Christina Cox (The Chronicles of Riddick) joue également l’une des prostituées; celle qui a une fixation avec le corps du héros. Cela donne lieu à de nombreux moments de malaises au cours de Street Law.
Sérieusement, Street Law est un navet de la pire espèce. Un mauvais film, avec un terrible scénario et un cinéaste peu compétent. Seul le fait d’en parler nous donne la nausée…


Réalisation : Damian Lee
Scénario : Damian Lee
Avec : Jeff Wincott, Paco Christian Prieto, Christina Cox, Richard Yearwood, Michael Copeman, Douglas O’Keeffe, Kevin Rushton

Street Law (1995)
0.2

Résumé

Street Law est possiblement l’un des plus mauvais films de j’ai eu la chance de visionner…

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