The Dark Knight (2008)

R√©sum√© :¬†Lorsque la menace connue sous le nom de Joker apporte le carnage et le chaos dans les vies des gens de Gotham City, le chevalier masqu√© doit affronter l’un des plus grands tests psychologiques sur son habilit√© √† combattre l’injustice.

Critique : 

Apr√®s le succ√®s de Batman Begins, il √©tait √©vident qu’une suite allait voir le jour. Mais ce que le spectateur n’avait pas pr√©vu, c’est que cette suite serait The Dark Knight,¬†Un film de super-h√©ros exemplaire qui allait rapidement devenir un classique du cin√©ma contemporain. Car, si Batman Begins est un film de super-h√©ros parfait, The Dark Knight est tout simplement un long-m√©trage parfait…

Tandis qu’ils combattent ensemble la criminalit√© de Gotham City, l’inspecteur Gordon et Batman touchent enfin √† leur but en mettant en place une op√©ration d’envergure qui d√©mant√®lera toute la mafia de cette ville. Malheureusement, leur op√©ration sera rapidement mise en danger par un individu connu sous le nom du Joker. Tr√®s rapidement ce lunatique mettra en danger toute la toute la ville de Gotham et deviendra l’ennemi num√©ro un de Batman…

Avec une intrigue digne du c√©l√®bre¬†The Untouchables, The Dark Kinght r√©ussit l’exploit de prouver qu’un film de super-h√©ros n¬†¬Ľest pas seulement l’histoire d¬†¬Ľhommes en collants qui combattent des criminels ou d’autres hommes en collants. Un film de super-h√©ros c’est aussi un drame puissant¬†o√Ļ des √™tres humains tentent d’am√©liorer le destin de leurs cong√©n√®res tout en prouvant qu’ils ne sont pas tout simplement l’image de leurs masques. Mais,¬†ce qui fait la force de The Dark Knight, c’est qu’il n’est pas un film de super-h√©ros, mais un film de cons√©quences.

Comme le mentionne Alfred durant ce long-m√©trage, Batman est la personne qui doit faire les choix difficiles que la ville de Gotham City ne peut pas faire par elle-m√™me. Et ces choix ont commenc√© dans Batman Begins alors que Batman a lib√©r√© Gotham de l’emprise de¬†Carmine Falcone. Cette lib√©ration a caus√© un d√©s√©quilibre dans la criminalit√© de Gotham, une situation pr√©coce qu’utilise le Joker pour parvenir √† ses fins. Car, si tout dans la vie est une question d’√©quilibre, tel un Yin et un Yang, le long-m√©trage nous prouve que pour chaque h√©ros, il y aura un vilain √† combattre et que pour assurer la libert√© et la s√©curit√© du peuple, il faudra parfois brimer leurs droits.

Et c’est sur cette carte que se repose l’enti√®ret√© du plan du Joker. √Čtant un √©lectron libre dans une soci√©t√© stricte, un anarchiste dans un monde de conformistes, cette version du Joker est plus proche du terroriste que du super-criminel, rendant ainsi sa pr√©sence dans le r√©cit encore plus cr√©dible √† cause du¬†monde de terreur dans lequel nous vivons. The Dark Knight est d’abord et avant tout son spectacle tandis que le criminel nous joue avec les cons√©quences des gestes de nos h√©ros, les for√ßant √† reculer de deux pas pour chaque avanc√©e qu’ils font. Cela se voit notamment √† mi-chemin lorsque¬†Batman est pr√™t √† sacrifier un de ses complices pour capturer le Joker. Un acte de foi que Joker retournera assez habilement en for√ßant Batman √† accomplir un dilemme moral encore plus ardu, en le for√ßant √† choisir entre le sauveur de Gotham ou l’amour de sa vie.

Cela ne faut pas dire que les autres personnages sont forc√©s √† faire de la figuration car tous, m√™me cette pauvre Rachel, parviennent √† obtenir leur moment de gloire. Tandis que Gordon devient un homme d’action et qu’Alfred joue de la sagesse avec une anecdote d’une vie ant√©rieure, toute notre attention est tourn√©e avec Harvey Dent, dont nous voyons la lente transformation en Two-Face. Comme le r√©sume si bien ce personnage, soit on meurt en √©tant un h√©ros, soit on vit suffisamment longtemps pour devenir un vilain. Et c’est dans cette trajectoire que se dirige le personnage d’Harvey Dent, faisant de Two-Face la v√©ritable r√©ussie du Joker, puisqu’il est parvenu √† corrompre l’incorruptible.

Derri√®re la cam√©ra, nous pouvons sentir un Christopher Nolan (Inception) plus en contr√īle. Ce dernier est vraiment plus √† l’aise derri√®re la cam√©ra, retrouvant la franchise qu’il a d√©marr√© quelques ann√©es plus t√īt. Nolan est un ma√ģtre de la tension et de l’atmosph√®re, tel un Alfred Hitchcock. Et dans The Dark Knight, le r√©alisateur semble vraiment s’√©clater. Chaque sc√®ne est magistrale, d√©bordante d’√©motions et de d√©tails qui font de chaque moment de ce spectacle un peu d√©sir. M√™me au niveau des sc√®nes d’action, nous pouvons sentir une am√©lioration flagrante. Nolan a d√©cid√© de ne plus se focaliser sur l’aspect ¬ęninja¬Ľ de Batman pour se concentrer essentiellement sur l’atmosph√®re de ces moments excitants.

Cela a pour effet de rendre les s√©quences d’action plus fluides et plus r√©alistes notamment lors de la course poursuite impliquant un v√©hicule de police, le Joker et Batman, nous donnant le meilleure sc√®ne du long-m√©trage √† ce niveau. Il y a quelque chose de vraiment jouissif √† regarder¬†la Batmobile s’√©lancer dans les airs pour sertir de garde du corps √† la police et ainsi prot√©ger un fourgon blind√© d’un bazooka. Et que dire de l’excitation ressentie durant l’apparition du Batpod…¬†Au chapitre de la musique, Hans Zimmer (The Lion King) et¬†James Newton Howard (Michael Clayton) sont de retour et ils nous offrent une trame sonore encore plus spectaculaire, notamment gr√Ęce √† une gestion accrue des silences qui rappellent grandement Heat. Co√Įncidence ou pas, il nous faut √©galement noter que la premi√®re sc√®ne du long-m√©trage rend un vibrant hommage √† ce classique de Michael Mann

Dans le r√īle titre nous retrouvons Christian Bale (American Psycho) qui est doublement convainquant dans le r√īle de Batman, interpr√©tant ce r√īle √† la perfection. Malheureusement, sa performance sera vite √©clips√©e par Heath Ledger (10 Things I Hate About You) dont l’interpr√©tation du Joker laisse sans voix. Il est grandiose, magnifique, sublime, √©clipsant habilement Jack Nicholson qui avait interpr√©t√© ce personnage deux d√©cennies plus t√īt. Et le fait qu’il soit¬†mort quelques semaines avant la sortie de The Dark Knight, apporte plus de poids √† sa performance qui aura m√©rit√© un Oscar posthume.

Pour sa part, Aaron Eckhart (Olympus has Fallen) est fort sympathique dans le r√īle d’Harvey Dent, tout comme¬†Maggie Gyllenhaal (White House Down), qui remplace Katie Holmes dans le r√īle de Rachel, le b√©guin de Bruce Wayne qui est aujourd’hui en couple avec Dent. Notons √©galement que¬†Michael Caine (The Prestige), Gary Oldman (Air Force One),¬†Morgan Freeman (Se7en) et Cillian Murphy (Inception) sont de retour pour la deuxi√®me fois dans la trilogie, avec des pr√©sences tr√®s remarqu√©es. Et il nous faut remarquer pour conclure qu’Eric Roberts (The Expendables), Michael Jai White (Spawn) et¬†Tommy ‘Tiny’ Lister (The Fifth Element) ont des apparitions d√©lectables dans ce film.

Comme mentionn√© au d√©but de cette critique, The Dark Knight est un film parfait dont l’excellence ne sera probablement jamais √©gal√©e dans l’histoire de Batman au grand √©cran. Le long-m√©trage est un peu d√©lice du d√©but √† la fin, √©levant la trilogie de Christopher Nolan √† un sommet que peu de franchises parviennent √† attendre. Alors n’h√©sitez pas √† visionner ou √† revisionner ce long-m√©trage.¬†Le jeu en vaut la chandelle puisque¬†nous avons ici les¬†plus belles¬†aventures du chevalier de la nuit…


Réalisation : Christopher Nolan

Scénario : Jonathan Nolan, Christopher Nolan, David S. Goyer

Avec¬†: Christian Bale,¬†Heath Ledger,¬†Aaron Eckhart,¬†Michael Caine,¬†Maggie Gyllenhaal,¬†Gary Oldman,¬†Morgan Freeman,¬†Monique Gabriela Curnen,¬†Ron Dean,¬†Cillian Murphy,¬†Chin Han,¬†Nestor Carbonell,¬†Eric Roberts,¬†Ritchie Coster,¬†Anthony Michael Hall,¬†Michael Jai White,¬†Tommy ‘Tiny’ Lister

The Dark Knight (2008)
5

En conclusion

The Dark Knight est une oeuvre parfaite. Il n’y a rien √† dire de plus sur cette adaptation historique…

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