Alors que le froid de l’hiver est à nos portes, il est réconfortant de plonger dans un western. Un genre qui nous propulse dans la chaleur et dans la dureté de l’Ouest américain. À une époque où régnaient pistoleros et bandits, qui parcouraient le désert sur leur monture. The Harder They Fall nous propose une version moderne de cette belle époque, alors que le divertissement reprend des personnages d’époque pour nous raconter une histoire totalement originale…

Lorsque le hors-la-loi Nat Love découvre que son ennemi, Rufus Buck, est libéré de prison, il rassemble son gang pour le traquer et se venger. Accompagné par l’amour de sa vie, par deux de ses compagnons, un représentant de la loi et un valet d’hôtel, Love se met en route vers le repère de Buck; une ville peuplée de criminels et de gens loyaux au criminel…

The Garder They Fall tente de créer un habile mélange. Un mélange constitué de traditions et de modernités. Un film où se mélangent des braquages de banque et de train à des thèmes plus actuels, comme le racisme. Une histoire de vengeance qui donne de l’importance tant aux gentils qu’aux méchants, nous transportant dans un monde sans lois ou héros noble sur son destrier blanc. D’un côté nous avons Jonathan Majors, qui après un passage remarqué dans la série Loki, permet à un nouveau public de le découvrir en tant que mauvais garçon de l’Ouest que toutes les femmes rêvent d’avoir.

Et pourtant, c’est Idris Elba (Luther) qui lui vole la vedette. Mémorable et électrisant, l’acteur britannique crève l’écran avec son sang-froid et une brutalité propre à ce bandit – malgré une conclusion émouvante et quelque peu surprenante. Oui, car The Harder They Fall ne lésine pas sur la violence. Non pas dans la quantité de sang présente à l’écran, qui sera familière à tous ceux qui ont déjà vu un vieux western italien. Non pas dans le nombre de fusillades, puisque The Harder They Fall est avant tout un film d’acteur, qui permet à chacun de ses participants d’avoir son petit moment de gloire.

C’est surtout dans la brutalité de ses images que The Harder They Fall peut surprendre. Le divertissement n’hésite pas à nous donner une violence pouvant nous mettre mal à l’aise, comme cette scène mémorable où Elba s’improvise dentiste en démolissant le visage d’un homme avec son pistolet. Cependant, c’est dans sa conclusion que l’œuvre trébuche. Des personnages se mettent à agir différemment, histoire d’être encore plus brutaux, et le tout s’étire en longueur. Je ne crois pas que le film avait nécessairement besoin d’avoir une durée de 130 minutes. Parfois, il faut savoir réussir sa sortie, pour éviter que le public ne meure d’ennui.

Pour un premier long-métrage, Jeymes Samuel parvient à faire une entrée réussie. Il est définitivement un réalisateur à surveiller alors que The Harder They Fall nous plonge dans une aventure mémorable. Un long-métrage puissant et épique, ne trébuchant que par quelques maladresses mineures, mais un peu fatales.

Note : B+

Related Posts

Laisser un commentaire