Cela fait longtemps que je n’ai pas regardé un bon film de routier. Durant mon enfance, il y a eu Breakdown, Joy Ride, Black Dog… Avant cela il y a évidemment eu Convoy, Smokey and the Bandit, sans oublier Sorcerer. Au début de cette nouvelle décennie, c’est au tour de Liam Neeson de tenter sa chance avec The Ice Road.

La prémisse est assez simple. Des mineurs sont coincés après un « accident » dans le froid arctique de leur mine. Trois camionneurs tentent de leur amener l’équipement nécessaire à leur survie, sans se douter que la compagnie ne souhaite pas la réussite de leur mission de sauvetage. C’est un film que l’on a vu des milliers de fois. Les riches et les corporations sont méchants et les cols bleus ainsi que les minorités visibles sont les gentils. Tout est prévisible et on sent le réchauffé dès les premiers instants.

Cependant,  pendant la première moitié de The Ice Road, nous avons un vrai bon divertissement entre les mains. Le cinéaste Jonathan Hensleigh, qui fut responsable des scénarios du premier Jumanji et du troisième Die Hard, parvient à créer un vrai sentiment de tension et beaucoup d’excitation pour nous, le public. À mi-chemin, Hensleigh pilote l’oeuvre dans une nouvelle direction. Au lieu de continuer à nous offrir un film de routier assez solide, nous nous retrouvons avec un thriller assez mauvais où des hommes de la compagnie tentent de tuer Liam Neeson.

The Ice Road avait facilement les moyens d’être un film catastrophe efficace et compétent. Mais avec Neeson en tête d’affiche, le film a préféré jouer de prudence et de nous servir un autre film d’action. Les périls de la fonte des glaces et de la chaleur printanière auraient dû être suffisant Hensleigh. À la place, il semble s’exciter comme un gamin devant Liam Neeson et nous livre un « Taken au Manitoba », qui se culmine avec un combat final entre Neeson et le méchant du film. Un combat final qui est presque une honte pour un acteur vieillissant ayant connu de meilleures années.

Bien sûr, Liam Neeson est génial, tout comme le reste de la distribution. Ils font de leur mieux pour élever le scénario qu’ils ont entre les mains, et il y a un certain confort à regarder Neeson briser la figure des méchants. C’est un peu comme de regarder son papa casser la gueule des voyous du quartier. Mais ce n’est pas suffisant pour faire de The Ice Road une véritable recommandation cinématographique à se mettre absolument sous la dent.

Note : C-

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