The Peacekeeper (1997)

Résumé : Quand un groupe terroriste vole l’ordinateur de communication personnel du président américain pour lancer l’arsenal américain en cas de guerre, seul un soldat héroïque a la clé pour empêcher un assassinat présidentiel ou un holocauste nucléaire.

Critique :

Durant les années 90, le monde des VHS a permis à plusieurs cinéphiles de voir leurs vedettes préférées dans une panoplie de films à petits budgets, tournés hors des États-Unis. Comme ce fut le cas avec The Peacekeeper, un film de 1997 avec Dolph Lundgren, qui fut conçu afin de « rivaliser » avec le film The Peacemaker – sorti la même année. Un film tourné dans notre belle province qui reprend la formule des Die Hard de ce monde pour créer un véhicule pour le blond suédois avec en prime quelques acteurs québécois au générique.
The Peacekeeper débute en force avec une séquence d’introduction où notre héros, Frank Cross, décide d’agir contre les ordres du gouvernement des États-Unis et de faire un acte humanitaire non autorisé en larguant de la nourriture de son hélicoptère. Pour éviter la cour martiale, le président décide de faire de Cross le gardien des codes nucléaires; un boulot qui ne sert qu’à propulser Lundgren au centre de l’action. C’est bien dommage, car au lieu de prendre quelques minutes pour explorer cette profession, The Peacekeeper attaque directement sa prémisse de base avec le cambriolage des codes nucléaires dans une séquence surréaliste qui se termine par une course poursuite sur les toits de Chicago.
Ayant toujours eu un faible pour le long-métrage, il est triste de constater que le scénario ne fait rien de mieux qu’un clone de Die Hard. Le long-métrage a pourtant un héros sympathique, un antagoniste exemplaire qui est l’ennemi de tous – même de ses hommes – et un Président des USA qui est la victime du méchant, sans pour autant être pris en otage. Cela nous amène même à une scène palpitante où le chef d’État doit se suicider en direct à la télévision, un moment qui est traité avec la plus grande nonchalance par le long-métrage. C’est d’ailleurs le principal problème de The Peacekeeper qui ne fait que cocher les cases du manuel du parfait Die Hard, sans tenter d’être meilleur que le moule et de se démarquer de la masse des clones de ce classique du cinéma d’action. Il n’est pas mauvais, loin de là; il est simplement ordinaire, de la première à la dernière minute.
Visuellement parlant, The Peacekeeper parvient à créer un ensemble assez intéressant. Le long-métrage brûle sa meilleure carte avec une course poursuite réalisée avec les moyens du bord sur les toits de la ville de Montréal. Le tout est monté assez grossièrement, mais le film nous offre une once d’originalité. Par la suite, nous avons le droit aux scènes d’action traditionnelles de DolphLundgren, où le géant suédois frappe quelques ennemis avec ses gros points. À quelques moments, Frédéric Forestier (Stars 80) a des éclairs de génie, mais dans l’ensemble le cinéaste français se limite à cadrer maladroitement des combats parfois longs et pénibles.
Pour sa part, Lundgren (Universal Soldier) maintient son charisme naturel et parvient à créer un personnage intéressant, qui pâlit malheureusement en comparaison à l’antagoniste de The Peacekeeper. Ce rôle, interprété brillamment par l’acteur québécois Michael Sarrazin (La Florida), parvient à nous offrir un clone parfait du vilain d’Under Siege – un ancien militaire en « quête » de justice. Montel Williams (Jag) a également un rôle de soutien, assistant notre héros à quelques reprises, sans grand intérêt. Il ne faudrait pas oublier les présences d’un Roy Scheider (Jaws) assez fade et d’un Christopher Heyerdahl (Hell on Wheels) fort compétent en homme de main de service.
The Peacekeeper se révèle être un clone efficace de Die Hard; un clone tourné avec les moyens du bord au Québec avec un cinéaste peu expérimenté et un scénario sans grande surprise. Le film se laisse regarder, surtout pour les fans de Lundgren. Pour les autres, le long-métrage ne sera qu’un autre DTV moisi des années 90…


Réalisation : Frédéric Forestier

Scénario : Stewart Harding, Robert Geoffrion, Kevin Bernhardt, Dan Mirvish

Avec :  Dolph Lundgren, Michael Sarrazin, Montel Williams, Roy Scheider, Christopher Heyerdahl, Allen Altman

The Peacekeeper (1997)
3.1

Résumé

Un long-métrage moyen pour un clone de Die Hard moyen…

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