The Sword and the Sorcerer (1982)

Résumé : Un mercenaire armé d’une épée à trois lames redécouvre l’avenir dangereux de son héritage royal lorsqu’il est recruté pour aider une princesse à déjouer les plans d’un tyran brutal et d’un puissant sorcier lors de la conquête d’un pays.
Critique : 
Le grand Albert Pyun (Cyborg) fut à une certaine époque le maître des séries B. Pendant son heure de gloire, il a profité du succès des Excalibur et des Flash Gordon de ce monde pour surfer sur la vague du cinéma de fantasy avec son propre univers, celui de The Sword and the Sorcerer. Le long-métrage, réalisé avec un faible budget, fut contre toutes les attentes, le plus grand succès hollywoodien de l’année 1982, du côté du cinéma indépendant. Aujourd’hui, le divertissement jouit d’un statut culte, et il est considéré par plusieurs comme étant le meilleur projet de la carrière du cinéaste.
Le long-métrage débute alors qu’un certain Cromwell s’allie avec un sorcier pour tuer un roi rival, pour acquérir son royaume. Des années après que Cromwell ait tué le sorcier ainsi que le roi en question, le fils de ce dernier retourne sur les terres du royaume pour sauver un chef rebelle. Par la force des choses, il sera forcé d’assouvir une vengeance; tandis que dans l’ombre le sorcier s’apprête à sortir des ténèbres pour venger son meurtre…
Il y a un certain respect qui découle de The Sword and the Sorcerer. Dans les faits, le divertissement n’est pas si mauvais que cela, surtout qu’il remplit toutes les cases du parfait film fantastique des années 80, avec son héros musclé, sa nudité et sa violence. Par contre, le scénario du film ne fait que reprendre les grandes lignes de son cahier de charge, sans toutefois les maitriser. Bien qu’Albert Pyun parvient à créer quelques moments de haute voltige, une bonne partie de son œuvre consiste à regarder des personnages courir à gauche et à droite. Sans oublier le fait que la production ait eu les moyens de financer la location d’un château, un fait que Pyun nous rappelle constamment avec un bon nombre de scènes se déroulant aux alentours dudit château.
C’est triste, car The Sword and the Sorcerer ne mise pas sur ses principaux atouts : l’épée et le sorcier. Ils ne sont présents que pour attirer le public, comme des idées ajoutées à la dernière minute pour pouvoir se démarquer. Le film ne les utilise pas vraiment, laissant ses éléments à l’arrière-plan pour que Pyun puisse créer quelques bonnes scènes d’action, avec beaucoup de sang. Pour le reste, The Sword and the Sorcerer se développe comme un film de vengeance typique, sans grande surprise.
C’est sur le plan technique que The Sword and the Sorcerer se démarque. Avec des moyens limités, Albert Pyun parvient à créer de belles séquences. Son divertissement n’est pas génial, mais on est obligé de respecter The Sword and the Sorcerer. Certains effets spéciaux sont toujours aussi géniaux, des décennies plus tard. À un point tel qu’un jeune public risque d’être traumatisé devant les giclées de sang ou devant l’image de notre héros crucifié. Le long-métrage gagne également plusieurs points en ayant le légendaire Richard Lynch (Invasion USA). Si la majorité de la distribution est relativement mauvaise, Lynch parvient à élever de ses confrères avec une autre performance parfaite de l’acteur qui terrifie durant chacune de ses scènes.
The Sword and the Sorcerer n’est pas un film horrible. Albert Pyun réussit, de façon compétente, à créer quelques séquences cultes pouvant marquer les esprits nostalgiques. Mis à part cela, The Sword and the Sorcerer n’a rien pour surprendre alors qu’il devient même facilement oubliable…


Réalisation : Albert Pyun
Scénario : Tom Karnowski, John V. Stuckmeyer, Albert Pyun
Avec : Lee Horsley, Kathleen Beller, Simon MacCorkindale, George Maharis, Richard Lynch, Richard Moll, Anthony De Longis, Robert Tessier

The Sword and the Sorcerer
1.4

Résumé

Albert Pyun et Richard Lynch sont parvenus à créer une œuvre mémorable, bien qu’imparfaite…

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