Urban Justice (2007)

Résumé : Lorsqu’un officier de police est assassiné, son père part en chasse afin de retrouver les personnes responsables.
Critique : 
La carrière de Steven Seagal (Under Siege) peut parfois se résumer à quelques phases. Des phases où l’acteur travaille avec le même cinéaste pour plusieurs projets dans un court laps de temps. Durant les années 2000, durant son aventure chez Sony Pictures, Seagal a travaillé à cinq reprises avec Don E. Fauntleroy, un homme à tout faire qui a réalisé trois films avec l’acteur, en plus de participer à deux autres projets. Hélas, rien dans cette poignée d’œuvres n’est particulièrement mémorable…
Simon Ballister a soif de justice depuis le meurtre de son fils. Ce dernier étant un flic de Los Angeles, Ballister se rend dans la métropole et loue un appartement abattu afin de pouvoir vivre parmi la petite criminalité. Dans sa quête de vengeance, il découvre qu’une union entre des flics corrompus et un caïd de la drogue pourrait avoir causé la mort de son fils. Avec des brutes à ses trousses, Balister s’apprête à apporter une justice urbaine à la ville de Los Angeles.
Dans le rayon Steven Seagal de votre club vidéo favori, Urban Justice ne se situe pas particulièrement près des classiques de la vedette culte. Sans être mauvais, le divertissement a tenté de renouer avec le côté humain de Seagal, le forçant à interpréter un personnage plus conventionnel que le vulgaire soldat d’élite de CIA. L’intrigue d’Urban Justice tourne autour de la quête de vengeance du personnage principal avec peu de surprises au passage. Le film peut être vu comme une tentative de surfer sur la vague de The Shield / Street Kings.
Un père endeuillé qui navigue entre les griffes de la police corrompue et de truands de Los Angeles n’est pas un sujet exemplaire, mais il a permis à de nombreux films de nous divertir. Néanmoins, Urban justice aime surtout parler de sa vengeance plutôt que de nous la montrer. Un brin décevant, surtout que plusieurs personnages sont inutiles, ne servant qu’à avoir une longue et profonde conversation. Par moments, on a l’impression que l’œuvre semble perdre de vue son objectif, surtout dans quelques séquences où le divertissement tourne en rond.
C’est dommage puisqu’Urban Justice est l’un des rares cas où Steven Seagal est sous son meilleur jour. L’acteur se force à livrer une performance intense et soutenue en plus d’être présent durant les séquences d’action. Seagal se bat contre les méchants, pas sa doublure. Et Urban Justice serait bien supérieur s’il avait mis l’accent sur l’action et non sur une histoire peu originale. Danny Trejo (Machete) est une autre déception, alors que son rôle est réduit à une seule scène. Ce qui nous laisse Eddie Griffin (Norbit) qui est atroce, lui qui se retrouve tout seul, dans son coin, pour interpréter pour une pâle copie de Scarface des pauvres en tant qu’antagoniste principal.
Derrière la caméra, Don E. FauntLeRoy (Anacondas 4: Trail of Blood) laisse également tomber Steven Seagal. Urban Justice a quelques manques flagrants de moyens financiers, comme le démontre les affreux écrans verts, ou une poursuite en voiture assez molle. Mais le cinéaste est incapable de bien centrer Seagal. L’acteur brise des os durant les combats, mais le montage surexcité et des angles de caméras inappropriées empêchent de voir correctement d’action. Une action, qui est dans d’autres facettes, assez brutale et sanglante.
Urban Justice n’est pas un navet. Le long-métrage a plusieurs qualités, dont la présence soutenue de Steven Seagal. C’est juste que le reste n’a pas l’étincelle nécessaire pour allumer la mèche de notre intérêt.


Réalisation : Don E. FauntLeRoy
Scénario : Gilmar Fortis II
Avec : Steven Seagal, Eddie Griffin, Carmen Serano, Cory Hart, Liezl Carstens, Danny Trejo

Urban Justice
3

Résumé

Urban Justice est intéressant, principalement pour les complétistes de la filmographie de Steven Seagal.

Sending
User Review
0 (0 votes)

Add a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *