Guy Ritchie et Jason Statham ont une longue amitié avec plusieurs projets que les deux hommes ont pilotés ensemble. Cette année, les deux hommes ont collaboré sur Wrath of Man, un film d’action noir et ultra violent. Statham y interprète H, un homme mystérieux nouvellement employé d’une compagnie de transport de fonds. Cependant en réalité, il a infiltré la compagnie afin d’y retrouver le meurtrier de son fils.

Wrath of Man est presque un hommage au cinéma des années 70, alors que l’on pourrait facilement voir un homme comme Charles Bronson ou Clint Eastwood dans le rôle principal de l’oeuvre. Cependant, c’est Statham qui s’y colle et certains fans de l’acteur seront déçus. Statham joue une carte plus sérieuse, préférant mettre de l’avant son talent d’interprète plutôt que ses capacités physiques. Et ce malgré un dernier tiers qui nous propose une longue fusillade bien sanglante.

Et pourtant, dans un certain sens, nous pourrions presque dire que Wrath of Man n’est pas un film de Statham, alors que le scénario que le cinéma Guy Ritchie utilise n’est pas conventionnel. Le long-métrage se découpe en quatre sections bien découpées, se déroulant parfois dans le passé, afin de montrer le point de vue de chaque personnage sur la même situation. L’un de ces points de vue est d’ailleurs celui des méchants, un groupe de militaires menés par Jeffrey Donovan et Scott Eastwood, le fils de Clint. Des hommes désavoués par le système et qui tentent de se refaire en utilisant leurs aptitudes pour réussir des cambriolages.

C’est dans cette originalité que Wrath of Man peut diviser et devient ultimement moyen pour ma part. En décidant de consacrer une bonne portion du film à d’autres personnages, Wrath of Man trébuche un peu dans son exécution qui coupe drastiquement son rythme. Un élément déjà vacillant par la caméra de Guy Ritchie qui préconise un style rétro, avec une économie des plans de caméra et une certaine lenteur afin que l’on ait le temps de savourer chaque moment, chaque instant.

Il est clair que Wrath of Man va diviser son spectateur. N’empêche que le divertissement a plusieurs qualités. Même si le choix d’en faire une oeuvre chorale va déplaire à ceux cherchant un truc simple et bourrin. Un choix qui m’a également déplut pour d’autres raisons…

Note : C

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