Zoombies (2016)

Résumé : Quand un étrange virus se propage dans un parc safari et transforme tous les animaux en morts-vivants, ceux qui se trouvent dans le parc doivent arrêter les créatures avant qu’elle s’évadent et qu’elles propagent leur maladie.

Critique : 

Chaque production du studio Asylum est un véritable délice de médiocrité, dans le bon sens et dans le mauvais sens du terme. Parfois, le studio parvient à créer quelque chose de potable qui dépasse nos attentes, comme avec Avengers Grimm. À d’autres occasions, le studio assume pleinement son côté nanardesque en ratant tous les aspects de la production et parvient à donner un divertissement jouissif par la même occasion. Malheureusement, avec Zoombies, le studio tente de faire les deux, ce qui n’est franchement pas un gage de réussite…

Alors que elle est sur le point de réaliser le rêve de son grand-père en ouvrant un zoo où les animaux peuvent vivre en liberté, Ellen engage quelques stagiaires pour aider aux préparatifs de son parc animalier et pour récolter une subvention du gouvernement. Pendant qu’elle fait la visite des lieux à ces nouvelles recrues, un médecin de l’établissement découvre que l’un des singes est atteint d’un virus qui le transforme en zombie. Ne pouvant contenir l’épidémie, le médecin meurt en regardant la maladie se propager, forçant Ellen et les autres employés à se battre pour sauver leurs vies.

Comme vous l’avez probablement deviné, Zoombies s’inspire allègrement de Jurassic World, que ce soit en utilisant la même police d’écriture lors du générique d’ouverture, en utilisant les mêmes thèmes que la célèbre saga créée par Steven Spielberg ou en parlant carrément de la franchise avec le meilleur dialogue de Zoombies. Mais au delà de ces artifices, nous sommes devant un long-métrage qui vit un léger conflit intérieur. Cela ne fait pas de Zoombies un mauvais film ou un bon film, cela en fait un film frustrant.

Le scénario de Scotty Mullen (The Coeg and the Zombie Stoner) tente de rester les codes mis en place par le studio Asylum avec des situations et des dialogues assez mauvais, tout cela pour nous offrir un divertissement assez drôle et nanardesque. Par-contre, le long-métrage ne parvient pas à s’abandonner à cette folie, typique de ce genre de production fauchée (Sharknado, LavalantulaMega Shark vs. Mecha Shark). Même que Zoombies tente sérieusement d’offrir une histoire de qualité et de s’élever plus haut que son simple statut de «Production Asylum» à de nombreuses occasions. Malheureusement chaque tentative tombe en ruines face à des scènes plus légères (Comme lorsqu’un personnage mort revient à la vie pour mieux mourir…), nous donnant l’impression que ces deux aspects du scénario n’ont pas assez de place pour co-exister ensemble.

Cela ne rend pas Zoombies ennuyeux, car le scénario de Scotty Mullen est digne d’un sprint olympique, avec un rythme élevé et beaucoup de scènes jouissives. Et les spectateurs émotifs auront également leur moment de gloire grâce à la relation entre la jeune Ellen et sa fille Thea et entre cette dernière et Keko, un singe. En réalité, le seul grand défaut de l’histoire de Zoombies, c’est son manque de surprises, car à de nombreuses occasions, nous espérons un revirement surprise. Nous voulons découvrir que la propagation du virus est causée par un scientifique fou, nous voulons assister à un combat entre des animaux (À la Jurassic World), mais cela n’arrive jamais ou presque, nous laissant sur notre faim à de nombreuses occasions…

Derrière la caméra, Glenn Miller (Santa Paws) parvient à faire un travail honorable, en ayant des bons et des moins bons moments. Par-contre, pour une raison inconnue, Miller semble avoir donné, volontairement ou pas, une réalisation de type «Survivor» à son long-métrage qui donne une enveloppe digne d’un télé-réalité à son oeuvre. Une de ses réussies demeure une scène d’anthologie où la jeune Thea s’amuse avec son ensemble de thé, en étant une véritable hôtesse pour ses peluches, sans se douter qu’au milieu de ses jouets, se trouve un animal zombifié. Sans spoiler, il est un peu dommage que cette scène se conclut hors-champ. Aussi notons les efforts de Miller qui s’est forcé à utiliser de véritables animaux lors de nombreuses scènes et qui s’est laissé conquérir par un costume de singe. C’est toujours sympathique de constater que les acteurs pouvaient interagir avec quelque chose de tangible qui n’est pas imaginaire.

Parlant d’imaginaire, comme nous pouvions nous en douter, les effets spéciaux sont globalement mauvais, Leur diversité aide à faire passer la pilule, tout comme leur design qui peut surprendre à quelques occasions, comme avec Keko ou avec un koala en particulier. Sur le plan musical, Zoombies jouit de la bande sonore de Christopher Cano (Mega Shark vs. Crocosaurus). Parfois nous pouvons sentir que Cano lorgne du côté de Jurassic Park avec sa musique peu inspirée, ce qui l’empêche pas d’avoir quelques moments intéressants et assez émotifs.

Comme nous pouvions nous en douter, le jeu des acteurs est aussi amateur et inexpérimenté que l’on pourrait espérer. Quelques acteurs parviennent à se démarquer comme Marcus Anderson et Ione Butler qui sont assez sympathiques en tant que gardes de l’établissement. Également la jeune La La Nestor connait ses moments de gloire, tout comme l’acteur qui interprète Keko, le singe, même si la production utilise plus souvent qu’autrement des effets spéciaux. Et le reste des acteurs interprètent leurs personnages de façon assez mauvaise (En étant bruyants et médiocres.), comme nous l’avons mentionné ci-haut.

Zoombies n’est pas assez mauvais pour être un long-métrage jouissif mais il n’est pas assez bon pour être un divertissement satisfaisant. Coincé entre les deux, il fait de son mieux pour ne pas sombrer. Au final, Zoombies n’est qu’un mauvais film, rien de plus, rien de moins. Il ne reste qu’à espérer un peu plus de plaisir lors de notre prochain avis d’un long-métrage d’Asylum.


Réalisation : Glenn Miller

Scénario : Scotty Mullen

Avec : Kim Nielsen, Ione Butler, Aaron Groben, Marcus Anderson, La La Nestor, Brianna Joy Chomer, Jennifer Titus, Noa Pharaoh

Zoombies (2016)
1.5

En conclusion

Zoombies est définitivement une sortie que vous pouvez sauter, sans l’ombre d’un doute.

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Écrit par Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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